Jocelyn Coulon

L’Iran veut-il et peut-il acquérir l’arme nucléaire ? Il est toujours difficile de répondre avec certitude à cette question, et ce, malgré dix années de négociations entre l’Iran et les représentants de la communauté internationale, et après des dizaines d’inspections des installations iraniennes. Pour autant, le soupçon plane sur les intentions de Téhéran, à tel point d’ailleurs qu’Israël est déterminé à frapper l’Iran. Selon l’État hébreu, il ne s’agit plus de savoir si l’Iran veut la bombe, mais quand il l’aura. Ce serait une question de mois. Donc, pour l’en empêcher, le gouvernement israélien semble prêt à bombarder dès cet automne les installations nucléaires iraniennes. Et ce scénario gagne en crédibilité avec l’affaiblissement du seul allié de l’Iran dans la région, le régime syrien maintenant aux prises avec une guerre civile. L’occasion est tentante. L’Iran est vraiment dans le viseur d’Israël…
La révolution démocratique fait le tour de la planète depuis les années 1980… Il fallait bien qu’elle arrive dans le monde arabe. Elle commence en Amérique latine et en Asie du Sud-Est, où les dictatures tombent les unes après les autres. Puis, l’implosion des systèmes soviétique et yougoslave libère plus d’une vingtaine de pays.
Shaukat Aziz est ancien premier ministre du Pakistan Plus de deux ans après l’assassinat de l’ancienne première ministre Bénazir Bhutto en décembre 2007, le Pakistan – pays doté d’armes nucléaires et qualifié d’État le plus dangereux du monde par le magazine Newsweek – est toujours secoué par la violence. Partageant une longue frontière avec l’Afghanistan, le Pakistan subit de plein fouet la guerre qui y fait rage depuis 2001 et qui touche maintenant plusieurs de ses provinces. Chaque jour apporte son lot d’attentats sanglants, de meurtres, de rébellions, de bombardements, de tensions avec ses voisins afghan et indien. Cependant, en même temps, l’économie du pays connaît une embellie, sa littérature s’exporte, et sa classe moyenne impose lentement ses valeurs démocratiques.
Le président américain Barack Obama a finalement choisi d’envoyer 30 000 militaires de plus en Afghanistan.
À première vue, le Vietnam et l’Irak ont peu en commun. L’un est en Asie, l’autre est au Moyen-Orient. Tous deux sont les héritiers de grandes civilisations fort différentes. Ils ont une histoire, une identité sociale et culturelle propre, et n’ont en commun ni la langue ni la religion.
Les nouvelles du front afghan ne sont pas bonnes. Depuis le début de l'année, la violence augmente. Longtemps confinée à la région de Kandahar, dans le Sud-Est – là où se trouvent nos troupes –, elle frappe aujourd'hui jusque dans Kaboul, la capitale. Les Afghans sont inquiets, et l'opinion publique occidentale se montre de plus en plus hostile à la mission de l'OTAN. Serait-il temps de se retirer ?