Marie DuPont

2008 est une année charnière pour l’économie du Québec et pour les relations Canada-Europe. Octobre en sera un temps fort, avec comme point culminant le Sommet Canada-Europe qui devrait, espère-t-on, coïncider avec le lancement des négociations visant un accord commercial transatlantique élargi. Un vaste chantier s’il en est, où « tout devra être mis sur la table  », prévient l’ambassadeur de l’Union européenne, Dorian Prince. Un chantier qui fait appel à l’adhésion de l’ensemble des provinces et qui constitue, pour le Québec, le cœur du défi pour l’emploi lancé par Jean Charest. Pour relever ce pari, le premier ministre du Québec souhaite que la province se dote d’un nouvel espace économique élargi, aux multiples horizons. La conclusion d’un accord de libre-échange moderne avec l’Europe devient, ici, l’une des cinq voies qu’entend emprunter Jean Charest. Les grands axes prioritaires comprennent aussi bien la négociation d’un nouvel accord sur le commerce avec l’Ontario que la conclusion d’une entente France-Québec sur la reconnaissance des compétences et des acquis, qui devrait tenir lieu de modèle. S’ajoutent au calendrier la négociation d’une entente pancanadienne sur la mobilité de la main-d’œuvre et un pacte pour l’emploi regroupant gouvernement, entreprises et syndicats autour d’enjeux qui touchent les assistés sociaux, les immigrants et la formation. Sans oublier, enfin, la mise en valeur du potentiel économique du Grand Nord québécois.