La Bourse de Paris se redresse grâce au maintien du Triple A

Le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris

La Bourse de Paris a gagné 1,16% jeudi, soutenue par le maintien de la note triple A de la France par Moody's et profitant d'un rebond technique, même si l'inquiétude continue à dominer sur l'avenir de la zone euro.

A la clôture, et après un repli la veille de 2,62%, l'indice CAC 40 a gagné 34,98 points pour terminer à 3.038,25 points, dans un volume d'échanges de 2,64 milliards d'euros.

Les grandes autres places européennes ont également terminé dans le vert: A Londres le Footsie a pris 1,59% et le Dax à Francfort s'est adjugé 0,48%, alors que l'Eurostoxx 50 a pris 1,16%.

La Bourse de Paris a gagné 1,16% jeudi, soutenue par le maintien de la note triple A de la France par Moody's et profitant d'un rebond technique, même si l'inquiétude continue à dominer sur l'avenir de la zone euro.

A la clôture, et après un repli la veille de 2,62%, l'indice CAC 40 a gagné 34,98 points pour terminer à 3.038,25 points, dans un volume d'échanges de 2,64 milliards d'euros.

Les grandes autres places européennes ont également terminé dans le vert: A Londres le Footsie a pris 1,59% et le Dax à Francfort s'est adjugé 0,48%, alors que l'Eurostoxx 50 a pris 1,16%.

Après une hausse à l'ouverture, le marché parisien a ensuite plongé dans le rouge sous les 3.000 points, avant de se raviser en fin de matinée, soutenu par des rachats techniques.

"La hausse est en partie justifiée par la séance de baisse de la veille", a ainsi souligné Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse.

Dans l'après-midi, le marché a poursuivi sur la tendance positive, profitant d'une note de Moody's qui maintient le triple A de la France et soutenue aussi par la bonne orientation à Wall Street.

Moody's a décidé de laisser inchangée la note de la France, Aaa avec perspective négative, indiquant se donner quelques mois pour évaluer la politique économique du gouvernement français. Selon Moody's, le nouveau président François Hollande a montré sa détermination à relancer l'économie, mais le chemin pour y parvenir reste incertain.

Une bonne nouvelle pour le marché boursier et qui permet de compenser les doutes et les éventuelles déceptions nées après le sommet des dirigeants européens de mercredi soir.

Car le sommet des dirigeants européens, qui avait tenu en haleine le marché depuis le début de la semaine, est finalement interprété diversement.

Certains estiment qu'il a été décevant en faisant état de divergences plus profondes qu'auparavant entre la France et l'Allemagne. D'autres soulignent, en revanche, les terrains d'entente qui sont en train de se dégager.

Pour Arnaud de Champvallier directeur général de Turgot Asset Management, "c'est un statu quo et les investisseurs adoptent une politique d'attente en attendant de nouvelles informations".

La Grèce reste bien entendu au centre des préoccupations alors que les craintes d'une sortie de ce pays de la zone euro sont toujours aussi vives et suscitent de nombreuses rumeurs sur les marchés financiers.

Les statistiques économiques américaines se sont révélées légèrement moins bonnes que prévu, mais n'ont pas empêché Wall Street d'évoluer à la hausse. Les commandes de biens durables ont rebondi moins fortement que prévu en avril (+0,2%) et les inscriptions hebdomadaire au chômage ont reculé de manière moins marquée qu'attendu la semaine dernière (370.000).

Les investisseurs ont en outre dû essuyer plusieurs mauvais indicateurs dans la matinée en Europe, sur le climat des affaires en Allemagne, l'activité du secteur privé en zone euro et l'économie britannique.

Comme souvent après une séance de forte baisse, les titres qui avaient le souffert reprenaient de la hauteur. C'est le cas notamment des valeurs bancaires: BNP Paribas a gagné 1,64% à 26,67 euros, Crédit Agricole 1,48% à 3,01 euros et Société Générale 2,29% à 16,28 euros, profitant d'un regain technique.

L'inverse est également vrai et Carrefour a corrigé à la baisse après sa forte hausse de la veille en cédant 1,42% à 14,19 euros.

EDF s'est adjugé 2,72% à 15,69 euros après avoir annoncé la finalisation de sa prise de contrôle de l'Italien Edison. Les dirigeants d'EDF ont par ailleurs déploré le faible niveau de l'action du groupe, estimant que son cours actuel était loin de refléter les performances et les perspectives de l'entreprise.

Les constructeurs automobiles étaient toujours à la traîne, malgré l'annonce de nouveaux modèles: Peugeot a cédé 0,82% à 8,30 euros après avoir présenté une nouvelle berline d'entrée de gamme pour les pays émergents.

Renault a terminé sur un repli de 0,43% à 33,22 euros. Le constructeur envisage de lancer deux marques haut de gamme, en ressuscitant la légendaire Alpine et en créant une nouvelle griffe, "Initial Paris", selon Les Echos.

Soutenue par des recommandations positives d'analystes, le titre Eiffage a gagné 5,36% à 25,24 euros.

GDF Suez (+2,24% à 16,44 euros) a profité d'un relèvement de recommandation de "sous-performer" à "neutre" par les analystes de Credit Suisse.

Capgemini a terminé sur une hausse (+1,13% à 28,29 euros). Standard and Poor's Equity Research est passé de "conserver" à "vendre".

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