La Grèce risque de manquer de liquidités d'ici juin, prévient Papademos

L'ex-Premier ministre grec Lucas Papademos le 11 novembre 2011 à Athènes

La Grèce risque d'être à court de liquidités d'ici fin juin si les bailleurs de fonds du pays coupent leur aide suite à un rejet du plan d'aide international par les électeurs le 17 juin, a prévenu l'ex-Premier ministre grec, selon un memo paru dans la presse dimanche.

La Grèce risque d'être à court de liquidités d'ici fin juin si les bailleurs de fonds du pays coupent leur aide suite à un rejet du plan d'aide international par les électeurs le 17 juin, a prévenu l'ex-Premier ministre grec, selon un memo paru dans la presse dimanche.

"A partir de fin juin, la capacité du gouvernement à remplir pleinement ses obligations dépend de l'approbation des versements à venir des prêts accordés par le FESF (Fonds européen de stabilité financière) et le FMI", dit l'ex Premier ministre Lucas Papademos dans un memo daté du 11 mai, cité dans le journal To Vima.

"Les fonds disponibles pour le gouvernement grec vont diminuer progressivement, passant de 3,8 milliards d'euros le 11 mai à environ 700 millions d'euros le 18 juin, et à partir du 20 juin, ils tomberont dans le rouge autour d'environ 1 milliard d'euros", dit le memo.

"Cela renforce la nécessité de créer les conditions de la stabilité et de la confiance", dit encore dans ce texte l'ancien Premier Ministre, selon Vima.

La Grèce est engagée depuis 2010 dans un programme de réformes draconiennes exigées par la troïka (FMI, UE et BCE) en échange de prêts. Si la Grèce rompt les termes du contrat, elle risque la faillite et la sortie de la zone euro.

Alors que pendant près de dix jours les différents partis ne sont pas parvenus à s'entendre pour former un gouvernement de coalition après les législatives du 6 mai, marquées par un rejet historique de l'austérité et une sanction du vieux système bipartisan, le memo cité par To Vima a circulé parmi les dirigeants politiques pour tenter de les convaincre de s'allier, assure le journal.

Le nouveau scrutin du 17 juin ravive les inquiétudes sur une sortie du pays de la zone euro.

"Le risque que la Grèce sorte de l'euro est réel" et cela dépend du soutien ou non des Grecs à "l'application continue du programme économique" dicté par l'UE, le FMI et la BCE, a aussi déclaré M. Papademos dans une interview distincte cette semaine au Wall Street Journal.

elon plusieurs sondages publiés dimanche, le parti de la droite conservatrice Nouvelle-Démocratie (ND) est désormais favori face au parti de gauche radicale Syriza opposé aux conditions d'austérité fixées par le plan d'aide international, mais ne parviendrait pas à obtenir la majorité absolue.

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