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Un dimanche à Montréal

Par Yann Fortier

Que faire à Montréal en plein dimanche ? En profiter. Parce que les beaux dimanches, les chauds, les éclatants, ceux où le soleil s’éteint après les 22 heures, sont rares...

Dehors l’été : suggestions et tricherie

    Faites le trottoir La vente de trottoir du boulevard Saint-Laurent voit défiler durant quatre jours des centaines de milliers de personnes à la recherche de bonnes aubaines, mais surtout, d’un esprit qu’on ne retrouve à nul autre moment de l’année. La Main se transforme alors en voie piétonne, prend des airs de véritable souk. En espadrilles, on déambule, cornet de mangue à la main (2 $), on se rince les esprits au bar à huîtres du Maestro S.V.P. (3615, boul. Saint-Laurent) avec une rasade d’un surprenant breuvage composé d’huîtres, de vodka et de Tabasco. Fortifié, on négocie le prix de cinq paires de chaussettes pour 10 dollars au commerce voisin. Il y a trop de monde, trop de musique, l’air propose un mélange audacieux d’effluves de charcuteries est-européennes et de crème solaire. Pas de doute, c’est l’été. On refait le trajet aller-retour, question de tout voir, sentir, toucher, frôler. Si, depuis des mois, Saint-Laurent ressemble à un champ où des mines explosent de façon aléatoire, les organisateurs promettent que rien n’y paraîtra durant cette période. Vont-ils peindre l’herbe en vert ? Eh que c’est terrasse ! Montréal propose une variété de terrasses, incontournables en ces dimanches où tout s’allège. Aller en terrasse, un dimanche, c’est s’offrir le plus grand des luxes : celui de soustraire un peu de temps au temps. Dans le Vieux-Montréal, voici un circuit combinant marche et escalade en hauteur, pour découvrir deux terrasses nichées au sommet d’hôtels. On débute par celle de l’Hôtel Nelligan (110, rue Saint-Paul Ouest), qui offre une vue à la fois sur les plus hauts sommets du centre-ville et sur le Vieux-Port. Celle de l’Hôtel Place d’Armes (Aix La Terrasse, 55, rue Saint-Jacques)  offre une perspective unique sur Montréal. On la choisit en fin de journée, alors que les rayons du soleil font naître leurs teintes orangées sur les édifices environnants. Dépaysant. Ces deux terrasses sont relativement petites, de véritables coins intimes. Dimanche au chalet Si vous habitez Montréal et que n’avez jamais contemplé la ville depuis le Belvédère Kondiaronk situé au pied du Chalet de la montagne sur l’incontournable Mont Royal, vous devriez ressentir autant de honte que lorsque vous repensez à votre pire péché, celui jamais avoué à votre psy. Dans l’éventualité où vous êtes lève-très-tôt ou couche-très-tard, arrivez avant le lever du soleil, alors que la ville est encore silencieuse, pour une ascension par le large et sécuritaire chemin Olmsted. Vous croiserez des joggeurs ou des cyclistes matinaux qui profitent de ce grand poumon urbain pour se graisser les charnières. Sinon, on y monte en voiture en empruntant la voie Camillien-Houde, et on se gare à la Maison Smith. De là, vous aurez le privilège de contempler le plus magnifique point de vue sur Montréal, alors que le soleil surgit un peu à gauche du mont Saint-Hilaire. Le regard embrasse tout le centre-ville, la rive sud, une partie de la Montérégie et de l’Estrie. Attention : dirigez-vous vers le Chalet de la montagne, pas vers le belvédère à voitures Camillien-Houde, qui n’apporte pas grand-chose, sauf aux adeptes de parking façon années soixante. Apportez-vous une bouteille d’eau, du jus, allez-y en amoureux, en groupe. En fait, même en solitaire, on se sent gagnant. On redescend ;  il est encore tôt. Le Montréal dimanche s’offre à nous. Un saut dans le Mile-End ? La bohème bourgeoise Berceau du Mile-End, la rue Saint-Viateur s’embourgeoise, c’est vrai. Mais à l’image de son indépendance de caractère, elle exhibe sans pudeur un melting pot aux accents discrets. Dévoile tout juste ses charmes sans se laisser consommer. Aguichante, surtout entre Saint-Laurent et avenue du Parc. De grands cafés-terrasse y ont pignon sur rue. On choisit son camp dès le départ. Que ce soit à l’Olimpico ou au Club Social, le rituel est le même. Une file quasi permanente d’automates y commandent leur latte. Les regards sont complices, impression que tout le monde se connaît, à tout le moins se reconnaît. La première fois, on se sent un peu exclu, étranger. C’est parfait, ça ressemble à des vacances. Maintenant, entrez partout, fouinez, librairie francophone, anglophone, bagels, chocolats, tous ces commerces respirent la « Montréal joie de vivre ». Rue Saint-Viateur, c’est aussi cette impression que tout le monde est artiste, journaliste, joue dans un groupe de indie rock ou est un rejeton de millionnaires qui goûte à la bohème avant de repartir pour Toronto. Nouvel incontournable du quartier, la terrasse du restaurant Les deux singes de Montarvie (176, rue Saint-Viateur Ouest). Attention, quand je dis terrasse, il s’agit de trois tables d’aluminium disposées sur le trottoir devant les Singes, l’un des meilleurs bistros du Grand Montréal. Si vous êtes chanceux, une de ces trois tables sera libre pour vous permettre de vous délecter au grand air d’un superbe dîner. Ou alors on y va le soir, à la brunante. Mais n’y allez pas le dimanche, c’est fermé. Oui, je triche, mais ce resto vaut trop le coup/coût. Alors, allez-y un samedi et faites-vous croire que c’est dimanche. Montréal Bayou Parlant de tricher, on sort un peu de Montréal, à peine en fait. Le Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, c’est le dépaysement complet à quelques minutes du centre-ville. Ça sonne un peu brochure publicitaire, mais retenez simplement ceci : c’est hallucinant. On se loue canot, rabaska, kayak simple ou double. Vous n’avez jamais pagayé ? Tant mieux, ça s’apprend en quelques secondes. Alors, on se lance à l’eau, une eau très calme d’ailleurs. Et quelques instants après, on découvre un véritable sanctuaire écologique. Si vous n’êtes jamais allé dans un bayou, un peu d’imagination vous fera croire que vous y êtes, les crocodiles et Zachary Richard en moins. On contourne les petites îles, certaines préservées à l’état sauvage. On s’en choisit une, on descend de l’embarcation, le temps d’une promenade ou d’un pique-nique. Durant le parcours, les chances sont bonnes de croiser un héron, un bruant, peut-être un castor ou une loutre. Marais fleuris, arbres abondants, certains dont les branches caressent la surface de l’eau. Si vous avez un ami qui joue du banjo, voici une excellente occasion de l’inviter dans ce bayou montréalais.  www.parc-mille-iles.qc.ca

AVENUES vous propose de fuir la folle tranquillité de la campagne au profit de l’air d’une ville qui, à défaut d’être classiquement belle, assume ses charmes. Voici donc une promenade à l’ombre des principaux festivals et du Grand Prix. En mode Montréal, dominical.

L’appel des tam-tams

    Dès les premières manifestations printanières, les portes de la station de métro Mont-Royal déversent chaque dimanche une foule bigarrée qui remonte les trottoirs tels les saumons le courant. Direction les Tam-Tams du mont Royal, actifs depuis vingt ans au pied du monument consacré à Sir George-Étienne Cartier.

    Mais c’est dimanche. Le temps est élastique, on en profite pour l’étirer.

Trajet A - par Mont-Royal

    On visite la douzaine de friperies spécialisées qui débordent de curiosités. Ouvrez l’œil, elles bordent les deux côtés de l’avenue du Mont-Royal dans sa portion située entre la rue Saint-Denis et le boulevard Saint-Laurent. En chemin, vous pourrez combler une fringale ou faire des provisions à la boulangerie artisanale le Kouign-Amann (322, Mont-Royal Est). Cette boulangerie miniature propose quelques spécialités bretonnes et françaises. Atmosphère intemporelle, service chaleureux, ambiance jeune et sympathique. On se croirait dans un de ces cafés de Québec, comme on n’en trouve jamais à Montréal. Un peu de Brassens en sourdine sans que l’ensemble fasse piège à touristes. Effluves boulangères, sourires en brioche.

    Tout en savourant votre croissant jambon-fromage, une visite à la Paul’s Boutique (112, Mont-Royal Est), détaillant voué à la vente de 33 tours usagés. Étonnante, la quantité de commerçants de microsillons vintage ou neufs qui ont encore pignon sur rue à Montréal. Vos grands disques noirs ont probablement déjà été donnés, jetés, vendus ou rangés dans des boîtes oubliées. D’où la valeur de l’arrêt à Paul’s Boutique, spa nostalgie, propice à convoquer vos souvenirs à une rencontre avec Wham! ou les Greatest Hits de K-Tel. Question aussi de se rappeler que le graphisme d’une pochette d’album réussie, c’est tout un art !

    Un peu plus haut, une halte chez Meow, une boutique qui vous imprime sur place un t-shirt adapté à vos humeurs, vos fantasmes ou votre sens de l’humour. L’affaire est simple : Meow offre des centaines d’images « rétro » prêtes à imprimer sur le t-shirt de votre choix, peu importe sa couleur ou sa taille. Vous pourrez donc arriver aux Tam-Tams avec votre t-shirt de Kraftwerk ou des Monkees, à moins que votre choix ne s’arrête sur des classiques du cinéma, genre Flashdance ou films de Bruce Lee.

    Chez Meow, la Terre a effectué sa dernière rotation en 1985. Encore mieux, apportez n’importe quelle image de votre choix imprimée en couleur ou en noir et blanc ; prévoyez alors un délai d’une semaine. Une photo de votre chien imprimée sur un gaminet American Apparel pourrait vous valoir des compliments éblouis. Échantillons en ligne à www.meowclothing.ca.

Trajet B - par Duluth

    Entre la rue Saint-Denis et le parc Jeanne-Mance – situé un peu à l’ouest du boulevard Saint-Laurent –, traversant le « Petit Portugal », s’étire la rue Duluth, l’une des artères parmi les plus authentiques de la ville. 

    Trottoirs larges, bacs à fleurs, cafés, boutiques spécialisées et même ultra-spécialisés font bon voisinage. Sur quelques dizaines de mètres, vous pourrez vous approvisionner dans une épicerie végétarienne asiatique (Cac Loi Thic Pham Chay, 279, Duluth Est), vous procurer des produits d’importation de luxe mexicains, dont des lavabos en céramique, des bijoux et des accessoires de décoration (St Antoine, 271, Duluth Est), ou offrir des jouets artisanaux en bois que vos enfants pourront léguer à leurs enfants (La grande ourse, 263, Duluth Est). La Maison du Tibet propose elle aussi des importations artisanales (129, Duluth Est).

    Fuchsia Épicerie Fleur (54, Duluth Est) est un restaurant-café-comptoir qui tient dans un mouchoir de poche. Spécialité ? Tous les produits alimentaires ou de beauté sont à base de fleurs. Et je vous passe l’échoppe d’artisanat marocain ; ce barbier grec qui n’a rien changé à son établissement depuis l’invention des ciseaux ; son voisin Kenzo, qui tient un salon de coiffure au décor de temple bouddhique, parmi les plus tendance en ville; le marché familial chez Soares où trône Mãe Julia ; la galerie alternative Fokus, également boui-boui à curry ; la bière artisanale du Réservoir, la faune colorée du café Chez José… Chaque adresse perpétue le charme intemporel de cette véritable micro cité. Lieu, Dieu merci, encore étanche à l’attrait des grandes chaînes. 

    Coin Duluth et Clark, c’est le temps de faire ses provisions au dépanneur. Avant d’entrer, on jette un regard au-dessus de la porte, on observe l’affiche oubliée qui annonce un terrain de camping, situé quelque part dans le 819, photos jaunies à l’appui. Le défi, si vous souhaitez le relever : tenter de déchiffrer l’incompréhensible dynamique des lieux. Le pourquoi de la disposition et de la vente de ces objets hétéroclites. Ici, tout vacille avec légèreté. Avec un peu de chance, vous ferez un brin de causette avec Harry, le commis fou. On en ressort avec une grande bouteille d’eau bien fraîche et un point d’interrogation au-dessus de la tête. On marche un peu, on tend l’oreille. On perçoit de loin en proche l’écho des tam-tams qui se répercute sur les façades des triplex environnants.

    On croise la rue Saint-Urbain, et voici le Santropol, café-sandwicherie mythique ouvert depuis plus de trente ans. Un gargantuesque gâteau au chocolat à savourer dans un jardin intérieur, ça vous dirait ? La rue Duluth mène au parc Jeanne-Mance. Et c’est de l’autre côté, le long de l’avenue du Parc, que se dresse ce monument consacré à Sir George-Étienne Cartier. Cette colossale œuvre d’art est constituée d’une vingtaine de bronzes au milieu desquels se dresse une imposante flèche surplombée d’une majestueuse femme ailée, la Renommée. Exception faite de cette Renommée (ici sans trompette), les autres bronzes sont actuellement disparus pour l’été, en cure de rajeunissement.

Communauté urbaine

    C’est autour de ce phare urbain qu’amis, familles, habitués ou curieux, musiciens ou pas, se rassemblent par milliers. Certains équipés de djembés, de congas, en fait, de n’importe quel instrument percussif qui peut se transporter. Le rituel dure depuis vingt ans et, loin de s’essouffler, affiche un excellent bilan de santé : un déferlement de rythmes improvisés, cadencé par des centaines de paires de mains, contribue sans interruption, de midi jusqu’à la tombée du jour, au battement cardiaque de la montagne.

    Sur le parvis bétonné et sur la pente gazonnée, on danse, on s’allonge, ou encore on en profite pour prendre un autre rafraîchissement. Passe dans le ciel une bulle de savon géante, gracieuseté d’un Ivoirien souriant. Tout près, des parents tentent furtivement de faire descendre leur bambin de l’un de ces quatre lions en bronze qui défendent le pourtour du monument.

    L’esprit est festif. L’événement se déroule en territoire neutre, ce qui en fait le point de convergence d’une variété de styles, de modes, un amalgame de langues et de communautés. Quel que soit leur calibre, les musiciens sont invités à se joindre au groupe.

    Et puisque vous le demandez, oui, ça fait bien un peu hippie tout ça, mais en version 2007 – téléphone portable et patchouli, si vous voyez le genre. Exit, le cliché des yeux légèrement vitreux. C’est dépassé. Les Tam-Tams du mont Royal est une activité régie par la Ville de Montréal depuis 1993. C’est celle-ci qui s’assure de la sécurité et de l’encadrement de ce mouvement spontané, notamment en émettant les permis nécessaires à la vente des objets artisanaux que vous pourrez retrouver, étalés à même le sol. Chose rare, personne n’agit à titre de producteur de l’événement. Indépendant pour vrai !

De l’Afrique à la chevalerie

    À quelques minutes de marche des Tam-Tams, une clairière est le théâtre d’un spectacle irréel : une centaine de personnes dont l’âge s’apparente à celle des lecteurs de Tintin, sont ici armées, qui de lances, qui d’épées, artilleries ficelées avec du ruban adhésif de toile grise. Certains combattants arborent cape noire et cotte de mailles.

    Ces preux chevaliers, sans doute membres de l’Ordre du Duct Tape, se divisent en deux équipes, se livrant, déchaînés, à des joutes frénétiques. Attention, c’est du sérieux. Avant le signal de départ précédant la bataille générale, les adversaires sont concentrés. Puis commence le combat. Les épées rembourrées s’agitent, ça grogne, ça frappe, ça meurt transpercé d’une lance sans le moindre sourire, sauf du côté des spectateurs. À cet instant précis, on hésite entre trouver l’idée géniale ou hurler au freak show. Cloué par une puissance externe, on reste pourtant planté là, captif, dans l’attente d’une prochaine joute, admirant le courage des soldats qui ne craignent ni l’ennemi… ni le risque d’être reconnus !

De la femme à l’homme

    Si vous n’êtes pas dans le coma depuis quelques mois, vous savez qu’Expo 67 fête ses quarante ans cet été. La Terre des Hommes est pour plusieurs l’occasion de revivre de nombreux souvenirs. En subsistent certains vestiges, actifs ou non. À l’ombre du Casino de Montréal (pavillon de la France) et du dôme géodésique (pavillon des États-Unis), se profile, fort discrète, une figure emblématique. Un monument, L’Homme, lui aussi utilisé comme point de ralliement d’une autre faune, la numérique.

    Boulonné et érigé en 1967, L’Homme est l’œuvre d’Alexandre Calder, artiste reconnu pour ses mobiles et ses empreintes d’acier (les « stabiles ») érigés dans plusieurs villes du monde. Haut de 24 mètres, L’Homme de l’Île-Sainte-Hélène vaut le détour. Pour son architecture, mais surtout parce que c’est en dessous de cette structure que des milliers de fidèles se donnent chaque dimanche rendez-vous à cette messe électronique. Ici, le tam-tam acoustique est remplacé par un DJ qui, juché sur son parloir à musique, officie à faire vibrer ses insulaires paroissiens.

Esprit de fête

    L’espace des Piknics offre une splendide vue sur Montréal. C’est vert, vallonné,  entouré de quelques plans d’eau, le fleuve nous sépare de la ville; couloir de brise, l’éclairage est signé Galarneau. La vente d’alcool est interdite mais des rafraîchissements sont offerts. Que désirer de plus ?

    L’édition qui s’amorce, la cinquième, est née du besoin des organisateurs d’alimenter la passion de nombreux Montréalais pour une certaine musique électronique, au moment où celle-ci connaissait une baisse de régime après des sommets de popularité. En clair, en 2003, de plus en plus de ravers étaient visibles au rayon de l’Enfalac de la pharmacie de votre choix.

    Les Piknics concilient donc esprit de fête et esprit de famille. Pour danser, chiller, regarder le ciel et apprécier le meilleur de la nature en ville. Mais sans tam-tams. Quoique les deux genres musicaux puisent leurs rythmes aux mêmes rivières.

    Pas besoin de danser les bras au ciel pour apprécier la bonne musique. On s’étend sur l’herbe, on rencontre des amis. Le site est accessible par le pont Jacques-Cartier ou par la station de métro du Parc Jean-Drapeau. Le prix d’entrée est de 5 dollars avant 15 heures, 7 dollars après.

    C’est gratuit pour les moins de 12 ans, et de plus, des espaces gazonnés, de petites barboteuses, des crayons de cire et des craies sont mis à la disposition des enfants. Mais attention,  tout ça n’est pas pour autant un DVD de Passe-Partout : l’esprit de la fête a quand même le dessus sur l’esprit de famille.

    Forts de leur succès, les organisateurs ont fait des boutures qui poussent maintenant l’année durant, notamment avec l’Igloofest, le Piknic Électronik des Neiges, le Cabane à sucre Électronik…
 





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