Économie

Denis Lebel: le rassembleur

Le parcours de l’ancien maire de Roberval, aujourd’hui ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada est remarquable. Également ministre responsable du Développement économique du Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel dirige notamment le dossier des ponts Champlain et Jacques-Cartier. Bref, il est l’homme du gouvernement Harper le plus présent sur le terrain au Québec.

Le parcours de l’ancien maire de Roberval, aujourd’hui ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada est remarquable. Également ministre responsable du Développement économique du Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel dirige notamment le dossier des ponts Champlain et Jacques-Cartier. Bref, il est l’homme du gouvernement Harper le plus présent sur le terrain au Québec.

Denis Lebel est un ministre discret, mais dont la réputation d’efficacité est reconnue depuis son arrivée à Ottawa en 2007. Réélu avec une majorité confortable dans la circonscription de Roberval en mai dernier, il s’est vu attribuer un deuxième ministère, soit celui des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, fonction qu’il cumule à celle de ministre de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, depuis 2008. En seulement quatre ans, Denis Lebel a pris du galon et a manifestement gagné la confiance de Stephen Harper et de ses collègues. 

Ainsi, cet ancien maire de Roberval est aujourd’hui au cœur des grands enjeux liés au renouvellement des infrastructures pour tout le territoire canadien. Si la tâche est colossale, elle s’inscrit dans un parcours qui s’apparente à un sans faute. Au Québec, Denis Lebel est, avec son collègue Christian Paradis – ministre de l’Industrie et ministre d’État à l’Agriculture –, le ministre fédéral le plus présent et le plus actif sur le terrain, veillant chaque jour à la direction de dossiers particulièrement complexes.

« Il y aura un nouveau pont sur le Saint-Laurent. Parole de Bleuet ! » L’annonce du ministre Lebel en octobre, à peine cinq mois après son arrivée au ministère des Transports, a semblé rassurer les Montréalais, fort préoccupés par la détérioration des ponts Champlain et Jacques-Cartier. Les spéculations sur les coûts, évalués à cinq milliards de dollars et celles concernant l’implantation d’un système de péage ont certes été relevées, mais le message principal est passé. 

La formule employée par le ministre a aussi enorgueilli les Jeannois. Car si la fierté a une région, c’est bien celle du Lac-Saint-Jean. Le jour de cette annonce et de ce fameux clin d’œil à ses racines, le reste de la population du Québec a semblé découvrir Denis Lebel. Forces retrace les origines et le parcours de celui dont chaque décision affecte directement l’avenir de la province, et ce, dans un contexte économique toujours préoccupant. Incursion dans son château fort.

« L’homme est un rassembleur », dit d’emblée Bertrand Tremblay, doyen des journalistes au Quotidien de Chicoutimi, et qui suit depuis ses débuts la carrière de l’ancien maire de Roberval. « Il vient du peuple. Ce n’est ni un professionnel, ni un intellectuel comme Lucien ou Benoît Bouchard. Très humain, il est fier de ses racines, sans exploiter cet atout à outrance. Il comprend son rôle, mais ce n’est pas un acteur : c’est un authentique. Son style, c’est la simplicité. Il travaille avec ses tripes, peut-être avec une certaine naïveté, mais toujours dans la franchise. »

1954, RUE SAINTE-ANGELE

Premier-né de Jeannine Gagnon et de Bertrand Lebel, le futur ministre voit le jour à Roberval en 1954. La famille habite chez la grand-mère paternelle, dans la maison ancestrale de la rue Sainte-Angèle, bâtie par l’arrière-grand-père charlevoisien, monté travailler pour le Canadien National. Une maisonnée pleine de vie : « On avait toujours de la visite », raconte Suzanne, sa sœur cadette. D’abord boulanger, le père deviendra moniteur en récupération thérapeutique à l’Hôtel-Dieu de Roberval, alors que leur mère travaille dans un grand magasin. « On n’était pas riches, les voisins s’en tiraient mieux. Pourtant, jamais maman ne s’est montrée envieuse. Elle était fière, une véritable lionne ! Denis est pareil. »

Dès l’âge de huit ans, le jeune Lebel se passionne pour la Traversée internationale du lac Saint-Jean. Il consacre alors ses après-midis à tourner autour des équipes de nageurs à l’entraînement. C’est de cette façon plutôt inusitée qu’il apprend et maîtrise rapidement l’anglais, rendant différents services aux athlètes. « Il a toujours voulu aider, partout où on pouvait avoir besoin de lui, au hockey aussi bien qu’à l’hôpital, confie Suzanne Lebel. Sa carrière s’est bâtie sur le bénévolat. C’est pour ça qu’il connaît tout le monde dans la région. » Michel Larouche, maire de Roberval depuis 2007, ajoute : « Sa mémoire est extraordinaire. Après une seule rencontre, il retient votre nom et votre histoire. »

L’ESPRIT SPORTIF

Denis Lebel a donc très tôt la piqûre du sport. « Au secondaire, il séchait ses cours pour aller s’entraîner, raconte sa sœur. Ses profs ne l’ont jamais dit à nos parents. Ils le laissaient faire, c’était leur athlète espoir ! » Denis ne les déçoit pas. À 16 ans, il fait déjà partie des 10 personnalités sportives de l’année. Deux ans plus tard, en 1972, il reçoit cette fois les honneurs de l’Association régionale de badminton pour ses victoires au championnat provincial collégial et aux Jeux du Québec.

Il pratique aussi le hockey, le volleyball et le handball. Si bien qu’il quittera le Cégep de Saint-Félicien avant d’avoir terminé ses études. Aujourd’hui adepte du golf et cycliste émérite, il peut encore parcourir en une journée les 260 kilomètres du tour du lac Saint-Jean et pédaler au moins 3000 kilomètres chaque été.

UN HOMME DE CHIFFRES 

Durant près de 20 ans, le futur ministre exerce toutes sortes de métiers. Autodidacte, il occupe différents postes à l’Hôtel-Dieu, entre autres à la gestion des comptes. Habile avec les chiffres, il se lance en affaires, exploite un restaurant, puis une entreprise de distribution. Il sera notamment directeur de l’ermitage Saint-Antoine du Lac-Bouchette et du Village historique de Val-Jalbert. C’est à cette époque qu’il épouse Danielle Girard, avec qui il aura deux enfants : Marie-Ève et Mathieu, aujourd’hui âgés de 29 et 26 ans.

Parallèlement, Denis Lebel se révèle champion du bénévolat. Pour la Traversée, bien entendu (où il assumera notamment la présidence et la représentation internationale), mais aussi en siégeant à une multitude de conseils d’administration : sécurité publique, santé, transport, ressources naturelles, tourisme et forêts, entre autres à la Conférence régionale des élus, à l’Agence de développement de Roberval, à l’Union des municipalités du Québec et à Infrastructure Québec. L’homme de terrain cumule les mandats, gagne en confiance et surtout, fortifie l’expérience qui le mènera, presque par accident, jusqu’à Ottawa.

Hyperactif ? « Un personnage inépuisable, lance Bertrand Tremblay. Denis Lebel ne ménage jamais son temps ni ses efforts. » Sa sœur Suzanne ajoute que son frère « est toujours à l’affût de savoir. Il fait toujours tout à fond. » Michel Larouche souligne le leadership de cet infatigable travailleur : « Il a un talent naturel pour le développement. C’est un brasseux, qui inspire confiance. »

Un tel engagement pour sa communauté ne pouvait que le mener tout droit vers la politique. C’est en 2000 que Denis Lebel fait officiellement le saut. Appuyé par Michel Larouche, alors son directeur de campagne, il se présente à la mairie de Roberval et remporte les élections avec près de 65 % des voix. C’est de sa mère, décédée le 31 octobre dernier, qu’il tient sa passion pour la politique : « Elle lisait tous les journaux et connaissait les noms de tous les ministres », se souvient Suzanne.

Durant les sept années de son mandat à la mairie de Roberval, Denis Lebel fait la connaissance de Marc Croteau, à l’époque maire d’Aylmer et plus tard directeur général de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Aujourd’hui sous-ministre au ministère des Relations internationales du Québec,  Marc Croteau a dès le départ été impressionné par la fougue de Denis Lebel. Ils sont devenus amis en peu de temps. « Denis est une personne extrêmement sympathique et nous avons senti des atomes crochus dès nos premières rencontres, où j’ai tout de suite pu mesurer son grand potentiel. Denis est un généraliste qui peut accomplir n’importe quelle mission. »

Le futur ministre s’implique alors à titre de membre du comité exécutif et du conseil d’administration de l’UMQ, portant une attention toute particulière à l’avenir de l’industrie forestière, cheval de bataille qui touche le cœur des citoyens de sa région. « Déjà à l’époque, Denis avait une ouverture et une écoute incroyables. C’est un homme très humble, qui ne fait jamais de crise d’ego. Il est terre-à-terre et souvent plus attentionné aux autres qu’envers lui-même », relate le sous-ministre aussi ancien chef de cabinet du premier ministre Jean Charest. Quant à ses qualités de rassembleur, Marc Croteau les analyse ainsi : « La première qualité d’un rassembleur, c’est non seulement d’écouter les autres, mais surtout, c’est de les comprendre. À ce chapitre, Denis reçoit très bien les conseils, encourage et accepte les opinions différentes des siennes. Il va toujours les prendre en considération avant de prendre une décision. »

BLEUET UN JOUR…

Juillet 2007. Le député bloquiste Michel Gauthier démissionne. Denis Lebel prend le risque de quitter la mairie pour se lancer en campagne. Il est élu, avec une large majorité, sous la bannière conservatrice. Pourquoi a-t-il choisi le parti fédéraliste de Stephen Harper dans une région représentée depuis 1993 par un parti indépendantiste dont il a lui-même déjà été membre ? Denis Trottier, le député péquiste de la circonscription de Roberval, propose son interprétation : « Ce choix relève de l’occasion plutôt que de l’engagement. Pour lui, l’idéologie est accessoire. Denis est un gars moderne qui n’adhère pas aux valeurs conformistes, mais en réalité, pour lui comme pour moi, notre premier parti, c’est la région », ajoute-t-il.

LE SYMPATHIQUE

Après une élection partielle et deux élections générales, le ministre Lebel en est déjà à son troisième mandat à titre de député, dont deux comme ministre. Bilan de Bertrand Tremblay : « Il a personnalisé son ministère en cherchant partout des projets pour aider les municipalités à se développer. »

L’avenir réserve donc d’énormes défis pour l’énergique ministre qui, paraît-il, ne se mettrait jamais en colère et ne compterait que des amis. L’annonce, début octobre, de la construction d’un nouveau pont entre Montréal et la Rive-Sud, semble avoir donné le ton à un agenda chargé. Il  a entamé des rencontres avec différents leaders économiques et politiques de la région de Montréal et du Québec, question de rassembler les avis, notamment sur la question du péage.

Puis, fin novembre, il annonçait le lancement d’un processus de mobilisation réunissant notamment le gouvernement du Canada, les provinces et les territoires et la Fédération canadienne des municipalités. Objectif ? Développer un nouveau plan à long terme pour les infrastructures publiques au pays, pour faire suite au Plan Chantiers Canada de 33 milliards de dollars amorcé en 2007 et se terminant en 2014. « L’achèvement de la reprise économique demeure la priorité de notre gouvernement. Ce nouveau plan nous aidera à déterminer les priorités du Canada en matière d’infrastructure qui répondront aux besoins des citoyens et qui rendront l’économie plus prospère, compétitive et durable », soulignait alors Denis Lebel, à la tête de ce processus de consultation qui se déroulera en trois phases en 2012 :  d’abord pour faire le point sur les réalisations récentes, ensuite pour évaluer l’impact des investissements par tous les ordres de gouvernement, enfin pour confirmer les principes d’un nouveau plan d’infrastructure à long terme. Au lendemain de cette annonce, le président de l’Union des municipalités du Québec et maire de Rimouski, Éric Forest, affichait sa confiance : « Nous sentons chez le ministre Lebel une grande volonté à vouloir travailler en partenariat avec le milieu municipal, ce qui nous rend optimistes pour l’avenir. » 

Le cumul de ces dossiers ne semble en rien atténuer la bonne humeur de Denis Lebel. « Il possède une vraie joie de vivre, résume Denis Trottier. C’est Monsieur Sourire. » Bertrand Tremblay ajoute : « Il n’est jamais en colère. On ne peut pas le détester ! » Il doit bien avoir un ou deux ennemis, tout de même ? La réponse du maire de Roberval, Michel Larouche, est sans appel : « Impossible. » Un défaut peut-être ? Son ami Marc Croteau n’en verrait peut-être qu’un seul : « Denis est vraiment dévoué et passionné par son travail. Ça se reflète dans son éthique. Partout où il est passé, il a créé du succès, que ce soit comme maire de Roberval, comme député ou maintenant, dans ses fonctions de ministre. Au point où il place toujours le bien des autres avant le sien et où il ne prend peut-être pas assez de temps pour lui et son entourage. »

Quant à son avenir au sein du cabinet conservateur, pour l’instant, rien de négatif ne semble vouloir se profiler à l’horizon. Un proche conseiller du premier ministre Stephen Harper confie que Denis Lebel a l’oreille de son chef, qui l’apprécie pour son sens politique et sa facilité à travailler en équipe, avec tous ses collègues, particulièrement ceux du Québec. Comme tout bon rassembleur.

10 QUESTIONS À DENIS LEBEL

Homme de famille, sportif passionné, politicien engagé, Denis Lebel n’a pas besoin de cassette pour démontrer l’authenticité de ses valeurs.

PAR JUDITH LUSSIER

1 Qui vous a le plus influencé en politique ?
Je suis arrivé en politique sans que ça s’inscrive dans un plan de carrière. J’étais surtout préoccupé par  le développement des régions du Québec. Mon choix a été de travailler avec le premier ministre Harper sur la base de la gestion de l’économie. Comme je proviens du monde du sport, Guy Lafleur a été pour moi un exemple de détermination, de travail et de grande générosité. J’ai toujours aimé ce qu’il projetait, son impact et le sentiment de fierté qu’il a fait rejaillir sur les gens. Comme j’ai la chance d’être un ami de Mario Tremblay, j’ai souvent entendu parler de Lafleur, toujours en bien. J’ai aussi eu la chance de le rencontrer à quelques reprises, notamment durant Hockeyville 2008 à Roberval.

2 Quels événements ont le plus marqué votre vie professionnelle ?
Ma victoire comme maire de Roberval (2000-2007), parce que c’était la première fois que je remportais une élection, puis ma première nomination à titre de ministre de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec en 2008. Être nommé ministre, c’est un moment important quand on considère qu’il y a 308 députés à travers le pays. Être ministre est un honneur. 

3 Quelle est votre priorité pour le Québec ?
Tant pour Développement économique Canada pour les régions du Québec que du côté de Transports Canada, ma priorité demeure la diversification de l’économie,  surtout celle des régions. C’est la mise en place des infrastructures nécessaires, à la fois pour la population et les entreprises. À cet égard, l’annonce d’un nouveau pont sur le Saint-Laurent constitue un bon exemple de notre engagement.

4 Que représente votre famille ?
La famille, c’est le cœur de mon engagement, dans tout. C’est mon centre nerveux et ce qui me motive à tout faire. J’ai connu ma femme Danielle sur les terrains de balle rapide. Elle est ma complice, me soutient dans les périodes faciles et moins faciles de notre vie. C’est ma principale conseil-lère et ma critique la plus fidèle. Elle ne porte pas de lunettes roses. Nous avons voulu léguer à nos enfants des notions de respect de l’être humain, d’effort et de travail. Les deux nous donnent amplement satisfaction. Ma fille est agente de conformité dans des garderies en milieu familial, et mère de deux beaux enfants. Elle est très engagée socialement notamment au soccer et auprès de maisons de naissance. Notre fils aussi. C’est un sportif, qui excelle au golf et joue au hockey. Nous sommes chanceux, Danielle et moi, d’avoir réussi à transmettre nos valeurs d’effort et de respect.

5 Que vous ont légué vos parents ?
Mon père m’a légué sa joie de vivre et ses valeurs d’engagement. C’est un homme qui travaillait très fort. Ma mère, elle, nous a inculqué le désir d’apprentissage et la curiosité. Elle nous a quittés fin octobre. Je ne devais pas rentrer chez moi, cette fin de semaine-là, mais comme une activité a été annulée, j’ai pu me libérer. J’ai passé plusieurs heures avec elle. Nous avons parlé de toutes sortes de choses. La vie m’a gâté de m’accorder autant de bons moments avec elle à la toute fin.

6 Dans quelles valeurs conservatrices vous retrouvez-vous le mieux ?
La fiscalité et la responsabilisation économique. Beaucoup croient que nous devons dépendre des autres. Moi, je pense qu’on doit dépendre de nos décisions et de nos actions.

7 Qu’apportent vos origines jeannoises à votre engagement politique ?
Provenant d’une région, j’ai d’abord dû me démener pour réussir dans les sports, en me déplaçant et en me défonçant plus que les autres. Ma vie a été un peu marquée par ça. Puis, ce fut la même chose dans ma vie professionnelle. Comme je n’avais pas de diplômes universitaires, je devais toujours en faire plus. C’est un peu ce qui caractérise les Bleuets : ils ont la réputation d’en mettre davantage, d’être un peu plus gros, plus grands, plus forts. Je dis souvent qu’il est bien agréable d’être important, mais beaucoup plus important d’être agréable.

8 Quel est pour vous le plus grand moment de l’histoire du Canada ?
L’histoire politique est remplie de grands moments et je ne voudrais pas en choisir un au détriment d’un autre. J’irai donc avec un événement sportif : les Jeux olympiques de Vancouver. J’ai été très fier de vivre ce moment à titre de membre du gouvernement. J’ai été aussi très fier d’être Bleuet, Québécois et Canadien, en voyant des gens comme Marianne St-Gelais et Charles Hamelin remporter des médailles.

9 Arrivez-vous à glisser des passe-temps dans votre agenda de ministre ?
J’ai moins de temps pour la pratique de certaines activités. Cet été, par exemple, j’ai à peine parcouru 3000 km à vélo, c’est la moitié de ce que je fais d’habitude ! J’ai tout de même eu le temps de lire l’autobiographie de Normand Couture, un grand cycliste de la région, et un livre de Lance Armstrong, la semaine auparavant. Ma bibliothèque est remplie de livres de toutes sortes, prêts pour ma retraite.

10 Comment allez-vous passer le temps des Fêtes ?
En famille, à Roberval. Avec les petits-enfants, nous avons déjà une journée plein air prévue. Nous savourerons le bonheur d’être ensemble, avec une bonne tourtière !

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