Printemps 2009 - No. 157

Articles de ce numéro

En temps normal, beaucoup moins de gens qu’on le croit s’intéressent vraiment à l’économie. Et pour ceux dont c’est le cas, c’est généralement lié à leur métier : gens d’affaires, politiciens, économistes, journalistes spécialisés et syndicalistes. L’invention des REER a certes élargi le nombre des intéressés… que la présente crise multiplie de façon prodigieuse !
Tel un raz-de-marée, la crise financière a littéralement dévasté le monde de la finance. Des institutions américaines naguère riches et célèbres, en faillite ou au bord de la faillite, quémandent de l’aide. Partout sur la planète, les institutions financières ont dû annoncer des pertes considérables et remettre leur sort entre les mains des gouvernements et des banques centrales.
L’élection de Barack Obama a suscité partout dans le monde, et notamment en Europe, enthousiasme et espoir. Il faut s’en réjouir, car de tels moments d’unanimisme sont propices aux initiatives susceptibles de débloquer des situations depuis longtemps figées. Pour ne pas décevoir, la nouvelle administration américaine va devoir agir vite, et sur bien des fronts.
Guy Ryder, secrétaire général de la Confédération syndicale internationale, parle de la crise et propose un plan de relance en quatre points. Sans toutefois se bercer d’illusions…
Du dixième étage, où se trouve le bureau du ministre des Affaires étrangères du Canada, impossible de manquer le long ruban blanc de la rivière des Outaouais en cette fin de février et, à l’horizon, les cimes grises des collines de la Gatineau. Les grandes baies vitrées donnent sur sa circonscription de Pontiac, mais depuis l’automne dernier, le regard de Lawrence Cannon est tourné vers le monde.
Comme la Méditerranée des temps antiques, l’Arctique est aujourd’hui objet de convoitise et source de tensions avec, cette fois, Washington et Moscou dans les rôles de Rome et de Carthage. 
Ces temps-ci, d’où qu’elles viennent, les nouvelles sont mauvaises. Et quand il s’agit des médias eux-mêmes, en particulier des journaux imprimés, elles sont encore pires… 
Rue Sainte-Catherine, à quelques centaines de mètres de l’ancien Forum, l’enseigne d’Astral Media se fond parmi celles des autres commerces. Rien n’indique aux passants la présence de l’une des plus grandes entreprises de médias au Canada.
Déjà, Maurice Duplessis les avait traités de « joueurs de piano ». Une anecdote qui révèle le peu de considération dont jouissaient les intellectuels dans les années 1950. Tout cela a évidemment changé avec la Révolution tranquille et l'émergence de penseurs québécois, dont plusieurs se sont penchés sur la question nationale. Mais depuis que la souveraineté a été renvoyée aux calendes grecques, que reste-t-il de la pensée québécoise ? Qui sont les nouveaux intellectuels ? Et quelle est leur place dans la société ?
Au Québec comme ailleurs dans le monde, l’efficacité énergétique est devenue la cible d’investissements d’envergure.  
Le Festival TransAmériques (FTA) est l’un des plus importants événements de la scène contemporaine au Canada, grâce à l’audace de la programmation de sa fondatrice, la visionnaire Marie-Hélène Falcon. « C’est une pionnière, quelqu’un de très important dans l’histoire des arts de la scène au Québec », dit d’elle Robert Lepage. AVENUES a attrapé la directrice du FTA, tout juste rentrée d’une expédition théâtrale au Chili, au lendemain du dévoilement d’une partie de sa programmation 2009, et à la veille d’une rencontre avec Wajdi Mouawad à Ottawa. Des exemples de la programmation 2009 ? La pièce Sound of Silence, de Lettonie, sans dialogues, avec les années 1970 pour décor et Simon et Garfunkel pour trame sonore. Et Transports exceptionnels, cet improbable ballet qui se jouera au Vieux-Port de Montréal entre un chorégraphe et sa partenaire aux muscles d’acier : une pelle mécanique.  
« Aux nations qui, comme la nôtre, connaissent une relative prospérité, nous disons que nous ne pouvons pas nous permettre de rester indifférents au sort du reste du monde ni de consommer les ressources mondiales sans en mesurer les conséquences. Car le monde a changé, et nous devons changer avec lui. »