Automne 2008 - No. 155

Articles de ce numéro

Elle monte et descend, mais contrairement à la vraie marée, son mouvement n’est pas immuable. Il est conditionné par diverses turbulences qui marquent la vie économique et dont certaines prennent l’ampleur de véritables tsunamis… Quand cela arrive, la tension monte et, quelle que soit la tendance idéologique, on se tourne alors vers l’État régulateur, dont l’action est souvent honnie et dénoncée par temps calme, mais réclamée durant les orages.  
Récession ? Crise financière ? Crise économique ? Crise systémique ? En prospective, il faut chercher les faits porteurs d’avenir précurseurs de tendances.
Le Canada est un pays sans prétention, ce qui est sage lorsque votre voisin est un géant prétentieux qui s’annonce comme « The Greatest Democracy on Earth » ou, encore plus humblement « The Greatest Country in the History of the World ».  
L’expression « guerre froide », qui avait peu à peu disparu de notre vocabulaire, revient aujourd’hui en force dans le discours politique, la crise géorgienne lui ayant donné un regain d’actualité.  
Jean Pelletier. Ses homonymes sont nombreux… mais c’est tout de suite à lui qu’on pense en voyant ce nom. Jean Pelletier, ancien maire de Québec, la ville quatre fois centenaire dont il a porté le cœur historique au Patrimoine mondial de l’Unesco. Jean Pelletier, directeur de cabinet de Jean Chrétien, quand celui-ci était premier ministre du Canada et même avant, lorsqu’il dirigeait l’opposition. Sans oublier la présidence de Via Rail et son départ, pour le moins abrupt.  
Henry Kissinger, secrétaire d’État américain au plus fort de la crise du pétrole des années 1970, affirmait en juin dernier, dans le cadre de la Conférence de Montréal, que les solutions proposées en 1970 – qui n’avaient pas été appliquées alors – auraient pu contribuer à prévenir la crise énergétique actuelle qui, d’après certaines spéculations, pourrait porter le prix du baril de pétrole à 200 dollars américains.  
Si jamais Obama était élu le 4 novembre, il est fort à parier qu’il décevrait à gauche puisqu’il serait inféodé à l’establishment financier et aux caciques de Chicago qui ont soutenu sa campagne. C’est de gauche, plus précisément de John R. MacArthur, directeur de Harper’s, que vient cette critique. Une crainte qu’il formule dans un récent livre, Une Caste américaine : Les élections aux États-Unis expliquées aux Français (Les Arènes), dans lequel il expose aussi ses inquiétudes pour l’avenir de la démocratie américaine.  
Le président de la Banque de Développement du Canada est le seul banquier qui croie encore au capital de risque pour les PME.   Jean-René Halde poursuit son rôle discret mais efficace de banquier complémentaire des PME québécoises et canadiennes. Loin des feux de la rampe, il cherche à développer un modèle de rentabilité dans le capital de risque mais aussi à secouer les entrepreneurs d’ici pour qu’ils accèdent aux ligues majeures dans le grand match de la mondialisation de l’économie. Les prochains mois lui amèneront du pain sur la planche…  
Les provinces de l’Ouest connaissent un essor économique sans précédent. Les provinces de l’Est se débrouillent de mieux en mieux. Restent l’Ontario et le Québec, aux prises avec des ralentissements importants,notamment reliés aux secteurs  anufacturier et forestier. Ensemble, ils font face à la situation et concluent plusieurs ententes susceptibles d’améliorer leur performance économique.  
Elle nous parle de l'Ontario, au cœur d'un paysage économique et politique en pleine transformation…  
Un sommet qui redonne sa place au français   La Francophonie s’intéresse-t-elle encore à la langue française ? C’est la question que plusieurs en sont venus à se poser depuis que l’Organisation internationale de la Francophonie s’est métamorphosée en un organisme politique qui regroupe aujourd’hui 55 membres, jusqu’à la Grèce et la Bulgarie.  

Pages