Christian Rioux

Un sommet qui redonne sa place au français   La Francophonie s’intéresse-t-elle encore à la langue française ? C’est la question que plusieurs en sont venus à se poser depuis que l’Organisation internationale de la Francophonie s’est métamorphosée en un organisme politique qui regroupe aujourd’hui 55 membres, jusqu’à la Grèce et la Bulgarie.  
Réveil d’un vieux démon que certains économistes croyaient à jamais disparu À quoi peut bien servir un gouverneur de la Banque de France ? La question se pose, évidemment, depuis la disparition du franc et la création de l’euro, en 1999. Pourtant, cette vénérable institution, créée en 1800 par Napoléon, est bien vivante, et son gouverneur, Christian Noyer, occupe toujours l’ancien hôtel particulier du comte de Toulouse, Louis Alexandre de Bourbon, attribué à l’institution par l’empereur en plein cœur de Paris.  
Économie, écologie et langue française, autant de sujets qui seront l’objet du prochain Sommet de la Francophonie. AbdouDiouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, aborde le Sommet de Québec avec la conscience que son organisation traîne derrière elle un lourd déficit d’image.
Faute de politiques sociales adéquates, il sera de plus en plus difficile de convaincre les peuples des bienfaits de la mondialisation, estime le secrétaire général de l’OCDE. Surtout si la récession devait montrer le bout de son nez…
Le nom de Jacques Delors est pour toujours associé à l’Union européenne. Cet ancien ministre de l’Économie de François Mitterrand, issu d’une gauche catholique, présida la Commission européenne de 1985 à 1994. C’était une époque où l’Union symbolisait le dynamisme économique et politique. L’Acte unique, signé en 1986, ainsi que plusieurs grandes réformes menèrent alors progressivement à l’adoption du traité de Maastricht, en 1992, qui présageait déjà de la création de la monnaie commune quelques années plus tard.