Économie

Par Gérard Bérubé Selon Bernard Spitz, nous assistons à une inversion de la montée du populisme. En Europe, on l’a vu, il a été possible d’en freiner l’ascension. D’abord en Autriche, ensuite, aux Pays-Bas, « et maintenant, de façon spectaculaire, en France », énumère-t-il. Bernard Spitz ne s’enferme cependant pas dans le déni : les Européens veulent non plus des discours, mais des réponses à leurs peurs et à leur colère, et des résultats. À l’échelle mondiale, la montée du protectionnisme appelle à un Bretton Woods social jetant les bases à une croissance économique inclusive. Patrons et syndicats reconnaissent l’importance de relier l’ordre économique et financier aux ambitions sociales. Reste au leadership politique à s’exprimer. En Europe, on compte sur la France et sur Emmanuel Macron pour être porteur de ce rebond. Entrevue avec Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurances et président, International et Europe, du Mouvement des entreprises de France (MEDEF).
Les résidents de la MRC du Rocher-Percé en entendent parler depuis plus de 20 ans. Ils peuvent désormais y croire : le mégaprojet controversé de cimenterie verra le jour à Port-Daniel–Gascons. Par Marco Bélair-Cirino
Entrevue avec le président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Guy Cormier Devenu un géant de la finance au Canada tout en y restant un animal étrange, le Mouvement Desjardins veut continuer son expansion et suivre l’évolution de plus en plus rapide de la société, sans toutefois y perdre son âme. par Éric Desrosiers
La rhétorique chaotique de Donald Trump a imposé aux partenaires économiques des États-Unis le mode vigilance. Si les sévères diatribes du président américain contre les accords commerciaux relevaient certes de la tactique de négociation, le pli protectionniste du locataire de la Maison-Blanche n’en est pas moins réel. Le Québec et le Canada ne pouvaient rester les bras croisés ; un travail de terrain s’avérait plus que nécessaire pour maintenir les canaux ouverts avec le Congrès, les États et les entreprises pro-libre-échange. Par Gérard Bérubé
Par Jérôme Delgado
Il ira jusqu’en France, en Russie, et même en Corée du Sud, dans le cas des créations de l’entreprise québécoise Robotics Design, fondée à Montréal en 1997. Entrevue avec son président fondateur Charles Khaïralla.
Par Adam Steinhouse
Le thème de la mondialisation des échanges n’a jamais été autant ostracisé. En Europe, le Brexit a confirmé le désaveu de la population ; aux États-Unis, en pleine campagne présidentielle, l’opposition au libre-échange galvanise tant les démocrates que les républicains. Le Canada doit-il craindre pour la pérennité des accords commerciaux auxquels il est signataire ? Oui, disent les spécialistes.
De la signature du traité de Rome en 1957, qui fit naître une CEE de six membres, à la vaste union que l’on connaît aujourd’hui, une puissante vague de libéralisation des marchés a dominé le monde. De nombreux traités de libre-échange bilatéraux et multilatéraux ont été signés ; d’autres, très importants, sont en voie de l’être.

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