Économie

Fondatrice et associée directeure, Cycle Capital Management
En entrevue exclusive, Min Zhu, directeur général adjoint du Fonds monétaire international L’économie mondiale traverse une période de grands défis et de grandes incertitudes, constate le directeur général adjoint du Fonds monétaire international, Min Zhu. Il est plus que temps que les gouvernements prennent les choses en main afin de mettre en branle les profondes réformes nécessaires à leurs économies et de travailler en concertation pour toutes ces questions qu’ils ne peuvent régler seuls.
Les déchirements politiques sur le thème du libre-échange dominent l’actualité économique. Pas une semaine sans relents cycliques du protectionnisme et du repli sur soi associés au retour des nationalismes. Sur fond d’invitation référendaire sur un éventuel Brexit qui divise les Britanniques et de rendez-vous électoraux imminents pour plusieurs pays concernés, la ratification de ces grands traités est donc loin d’être acquise. L’hésitation rappelle la nécessité d’une réflexion sur les nombreux obstacles à contourner pour que cette nouvelle génération de grands accords multilatéraux puisse convaincre de leur légitimité démocratique et économique.
L’impression 3D gagne en popularité et repousse sans cesse les limites technologiques. Après le plastique, la fabrication de pièces en aluminium, une couche à la fois, pourrait être sur le point de révolutionner le secteur manufacturier québécois. À condition que les entreprises et les alumineries y trouvent leur compte.
« Où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie », dit le dicton. Permettez-moi d’ajouter « où il y a de l’argent, il y a de l’argenterie. »
Quand on parle de « science économique », il est prudent de préciser que ce n’est pas une science exacte comme la chimie ou la physique. Les variables sont trop nombreuses et aléatoires.
La Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (CJ-PLQ) a jeté un pavé dans la mare en août dernier. Elle a candidement demandé au gouvernement québé-cois d’ouvrir toute grande la porte aux petits comme aux géants de l’« économie du partage », de Feastly à Uber.
David M. Cote, président et chef de la direction de Honeywell, était de passage à Montréal à l’occasion de la Conférence de Montréal 2015 ; il a été interviewé par Michael Fortier, vice-président du conseil chez RBC Marché des Capitaux. Il parle de commerce international, de la compétitivité des entreprises et des nations, de la refonte de l’éducation, d’une réglementation accrue des banques et du système financier international, de politique étrangère et des relations sinoaméricaines, sur fond de crise mondiale.
Les chiffres laissent rêveurs : 40 % de la production mondiale, 30 % des exportations mondiales, 25 % des importations mondiales ; le Partenariat transpacifique (PTP) est incontestablement l’initiative de libre-échange la plus importante de l’histoire.
Les cartons de Convectair sont remplis de projets. L’entreprise est en train de terminer la construction d’un centre de recherche appliquée, dans les locaux de l’entreprise, avec une chambre climatique qui permettra, notamment, d’observer la mécanique des fluides à l’œuvre dans les produits Convectair. Le centre, qui nécessitera l’embauche de chercheurs et d’ingénieurs spécialisés, sera inauguré l’hiver prochain. Innovation, recherche, service à la clientèle sont la clé du succès de l’entreprise franco-québécoise.
Après avoir traversé la crise avec une relative efficacité, l’économie du Québec ne parvient tou-jours pas à retrouver son rythme. La situation n’est certes pas isolée, cette stagnation étant géné-ralisée à l’échelle planétaire. Sept ans après la crise de 2008 et la grande récession qui s’en est sui-vie, l’économie mondiale cherche toujours ses appuis pour relancer sa croissance. À cette problé-matique conjoncturelle s’ajoutent des défis plus structurels. Le vieillissement de sa population et une productivité déficiente placent le Québec devant l’heure des choix.
À peine viennent-elles de circonscrire les effets de la sévère crise financière de 2008 que les agences d’encadrement et de réglementation se préparent pour la prochaine. L’Autorité des marchés financiers (AMF), pionnière en la matière, et dont l’influence internationale est méconnue du grand public, exerce un leadership dans la mise en application du train de réformes internationales adoptées pour sécuriser le système financier. Dans une entrevue à la revue Forces, le président-directeur général de cette institution québécoise, Louis Morisset, estime que le moment est venu de passer de la réflexion à l’action, d’autant plus que les pratiques ayant précipité la crise réapparaissent.

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