Économie

FORCES a soumis à la même série de questions les économistes en chef de deux des plus grandes banques en Amérique du Nord. Mickey D.
S’il se montre relativement optimiste devant les perspectives à long terme de l’économie américaine, la montée des puissances émergentes ou encore les chances de voir tomber de nouvelles barrières commerciales entre les nations, James Baker estime que les politiciens de son pays doivent d’urgence réapprendre à travailler de concert. Par-dessus tout, celui qui est aujourd’hui conseiller en matière de politique étrangère du candidat républicain Mitt Romney nous met en garde contre cette véritable bombe à retardement qu’est la dette publique.
Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale américaine, ne voit qu’une seule issue à la crise européenne : l’union politique. Le défi des États-Unis quant à eux est de réduire leur énorme dette sous peine d’être sanctionnés par les marchés. L’un comme l’autre risquent d’être contraints de faire ce qui les a toujours rebutés. Renoncer à une partie de leur souveraineté pour l’un et augmenter les impôts pour l’autre... Voici le point de vue d’un homme d’expérience que la situation économique mondiale préoccupe au plus haut point, à commencer par celle de l’Europe.
Les semaines précédant la haute saison ont été pénibles pour Air Canada, principal transporteur aérien du pays. Décote financière, conflits avec ses travailleurs, concurrence nationale impitoyable, image à redorer... L’avenir est plus qu’incertain pour l’ancienne société d’État, qui vient de franchir le cap des 75 ans.
La réunion du G20 à Mexico les 18 et 19 juin prochains sera la plus déterminante de sa courte existence. Il faudra, après la récente (et décevante) réunion du G8, qu’il s’en dégage un « leadership » susceptible de tirer l’Europe de cette crise économique qui contribue à mettre en difficulté l’économie mondiale.
Ce printemps, ils ont été de toutes les tribunes et de tous les débats. Ils font partie de la génération qui, demain, sera aux commandes du Québec. Nous connaissons leurs positions sur les droits de scolarité, mais que pensent les leaders étudiants de l’avenir économique du Québec ? FORCES leur a posé la question.
« Là où l’inconscience et l’absence de responsabilité ont entraîné la crise, nous n’autoriserons pas un retour aux pratiques bancaires antérieures. » C’était la résolution qu’avaient prise les dirigeants du G20 à Pittsburgh le 25 septembre 2009. Mais aucun signataire ne s’y est tenu aussi fermement que l’Union européenne.
Le protectionnisme, même s’il agonise de-puis longtemps, a la vie dure. Il survit encore malgré plus d’un demi-siècle de labeur de la part du GATT puis de l’OMC et malgré la signature d’un grand nombre d’accords de libre-échange, régionaux ou autres.
La crise de la dette souveraine a produit son effet contagieux hors Europe. De ce côté-ci de l’Atlantique, le Canada et le Québec sont pleinement frappés par cette onde de choc qui entrave un difficile retour à l’équilibre budgétaire. Déjà aux prises avec des enjeux structurels liés essentiellement au vieillissement de leur population, le Canada et le Québec doivent de surcroît composer avec une chute de la croissance et avec des taux d’intérêt condamnés à l’anémie pour encore plusieurs années. Le défi est colossal. Que nous réserve l’avenir ?
Vendredi 13 janvier 2012. Un vendredi de malheur pour les pays de la zone euro. Ce jour-là, Standard & Poor’s a abaissé la cote de crédit de neuf d’entre eux. La France perdait son AAA. Les Français étaient outrés ! Pour qui se prenaient-elles, ces agences de notation, pour décider ainsi du sort d’un pays ? Aux États-Unis aussi, la décision de Standard & Poor’s de retirer sa cote AAA au gouvernement américain avait provoqué la grogne et convaincu le président Obama d’ouvrir une enquête.
Les entreprises canadiennes accusent toujours le coup de la morosité des marchés mondiaux, constate Stephen Poloz, président d’Exportation et développement Canada (EDC). La plupart d’entre elles ne perdent toutefois pas de vue que leur avenir dépendra de leur capacité à tirer parti de la mondialisation et maintiennent, malgré tout, leurs efforts pour bâtir des ponts vers l’étranger.

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