Économie

Réussissant, tant bien que mal, à maintenir le délicat équilibre de ses finances publiques en dépit d’un État plus présent que dans les autres provinces, le Québec est toutefois confronté aujourd’hui au défi colossal d’un vieillissement de sa population bien plus important et rapide qu’ailleurs. Signe de l’ampleur du défi, le gouvernement Marois a présenté en février un budget marqué du sceau de la retenue, voire de l’austérité, en dépit d’un climat fortement préélectoral.
Le fameux « un pour cent » qui a enflammé une partie de l’opinion américaine et la jeunesse de New York en particulier (et celle de Montréal, sans véritables fondements locaux) vient de se trouver un homologue, planétaire celui-là.
Le Québec est encore, pour le moment, l’un des premiers producteurs d’aluminium du monde. Cet « or gris » vient s’ajouter à nos autres « ors » – c’est d’ailleurs à « l’or bleu » que nous devons l’immense richesse qu’il nous a permis de créer.
La zone euro n’est pas encore sortie de l’ornière. Toutefois, le plus dur est passé et, avec ces premiers pays sous perfusion amorçant leur sortie du plan d’aide, l’on peut entrevoir une embellie. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, revient sur ce parcours audacieux entrepris par ces pays partageant une monnaie commune sans autre intégration politique. Dans une entrevue à Forces, il évoque une avancée profonde vers une union fédérale.
Rares sont les économies qui disposent d’un levier actif tant dans le financement que dans le démarchage d’entreprises. Rares, aussi, sont les économies situées au confluent des deux plus importantes zones commerciales occidentales avec, pour toile de fond, ces accords de libre-échange unissant le Canada aux États-Unis et au Mexique, et bientôt le Canada à l’Union européenne. Le Québec et son bras financier, Investissement Québec, se démarquent à l’international, là où la concurrence pour attirer l’investissement porteur ou structurant est plutôt féroce.
En mai dernier, le Parti néodémocrate est passé sous le radar lorsqu’il a déposé à Ottawa une motion visant à obliger les acheteurs d’œuvres d’art à payer un droit de suite aux artistes canadiens. Ainsi, pour chaque œuvre revendue – par opposition à une première vente –, l’artiste toucherait un pourcentage du montant de la transaction.
On observe un rare consensus parmi les leaders politiques et l’élite économique composant le public du Forum économique international des Amériques / Conférence de Montréal. La relance de l’activité économique doit aller au-delà des simples réformes financières et monétaires. C’est une nouvelle mentalité qu’il faut mettre en place pour nous amener vers une reprise durable.
Qu’ont en commun Sean Connery, Johnny Halliday, Tiger Woods et Mitt Romney ? Mise à part la célébrité, tous possèdent un compte en banque dans un paradis fiscal. Et ils ne sont pas les seuls ! La célébrité est en effet beaucoup moins répandue que les comptes offshore ! Des dizaines de milliers de particuliers en possèdent, selon le Consortium international des Journalistes (1). L’ampleur du phénomène n’a pas échappé non plus au Comité permanent des Finances de la Chambre des communes, qui a déposé son rapport sur les paradis fiscaux en mai dernier. Pas plus qu’aux ministres des Finances des pays du G20, qui en discuteront lors de leur rencontre de juillet prochain à Moscou. Les paradis fiscaux sont la peste du XXIe siècle. Comme dans la fable de Jean de La Fontaine, aucun pays n’y échappe et « Ils n’en meurent pas tous, mais tous sont atteints ! »
FORCES a soumis à la même série de questions les économistes en chef de deux des plus grandes banques en Amérique du Nord. Mickey D.
S’il se montre relativement optimiste devant les perspectives à long terme de l’économie américaine, la montée des puissances émergentes ou encore les chances de voir tomber de nouvelles barrières commerciales entre les nations, James Baker estime que les politiciens de son pays doivent d’urgence réapprendre à travailler de concert. Par-dessus tout, celui qui est aujourd’hui conseiller en matière de politique étrangère du candidat républicain Mitt Romney nous met en garde contre cette véritable bombe à retardement qu’est la dette publique.
Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale américaine, ne voit qu’une seule issue à la crise européenne : l’union politique. Le défi des États-Unis quant à eux est de réduire leur énorme dette sous peine d’être sanctionnés par les marchés. L’un comme l’autre risquent d’être contraints de faire ce qui les a toujours rebutés. Renoncer à une partie de leur souveraineté pour l’un et augmenter les impôts pour l’autre... Voici le point de vue d’un homme d’expérience que la situation économique mondiale préoccupe au plus haut point, à commencer par celle de l’Europe.

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