Bernard Landry

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Ancien premier ministre du Québec

ses dernières chroniques

De la signature du traité de Rome en 1957, qui fit naître une CEE de six membres, à la vaste union que l’on connaît aujourd’hui, une puissante vague de libéralisation des marchés a dominé le monde. De nombreux traités de libre-échange bilatéraux et multilatéraux ont été signés ; d’autres, très importants, sont en voie de l’être.
L’indépendance des nations capables d’assumer cette responsabilité est devenue avec les années une règle universelle et pratiquement incontournable. À leur fondation, après la Deuxième Guerre mondiale, les Nations unies regroupaient environ 50 membres.
Quand on parle de « science économique », il est prudent de préciser que ce n’est pas une science exacte comme la chimie ou la physique. Les variables sont trop nombreuses et aléatoires.
Le peuple allemand est allé au plus profond historique de l’horreur entre 1939 et 1945 avec le régime nazi. Les traces psychologiques sont encore lourdes après des décennies.
On ne peut plus nier que l’histoire humaine fut et est encore une longue marche vers la liberté. Cette route est parsemée d’accidents de parcours, de pentes raides, de nids-de-poule, voire de cratères !
Pour emprunter une image à un secteur fondamental de notre économie, la forêt, l’austérité équivaut à une coupe à blanc, et la rigueur à l’exploitation rationnelle et à la reforestation.
La plupart des États du monde sont endettés au-delà des normes acceptables. Ce phénomène tourne parfois à la tragédie, comme c’est le cas en Grèce. Même chez certains pays « respectables », comme la France et l’Italie, l’équilibre des finances publiques est fragile.
Après moult discussions vigoureuses mais fructueuses, c’est ce que le libre-échange entre les nations a fini par incar-ner quand la libre circulation des biens, des services et des capitaux a conduit à la mise en place de ce phénomène incontournable et universel qu’est la mondialisation avec ses avantages incontestables – et ses

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