Bernard Landry

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Ancien premier ministre du Québec

ses dernières chroniques

Le modèle québécois se caractérise par un délicat équilibre entre les secteurs public, privé, coopératif, associatif et communautaire. Ses adversaires le présentent ironiquement comme « sacro-saint », et ses défenseurs inconditionnels le considèrent sérieusement comme tel. Ces deux approches sont évidemment fausses : ce modèle n’est pas parfait ; il s’est constamment adapté et doit continuer à le faire.
Jamais secteur d’activité ne fut frappé d’autant de malheurs à la fois que l’industrie québécoise de la forêt. Pratiquement aucune branche – c’est le cas de le dire ! – n’est épargnée, de la coupe initiale en passant par l’industrie du sciage et celle des pâtes et papiers, jusqu’aux services connexes. 
Le directeur de l’OMC, Pascal Lamy, est très inquiet du sort qui attend le cycle de Doha, et il a raison. En effet, de toutes les organisations à vocation planétaire, c’est sans doute l’OMC qui s’est le mieux acquittée de sa mission jusqu’à ce jour et a le plus contribué à changer positivement le contexte socio-économique mondial.
La construction des Amériques a déjà pris un retard de cinquante ans sur celle de l’Europe et, après l’échec lamentable de la rencontre de Mar del Plata en novembre 2005, on ne perçoit guère d’espoir pour l’avenir et on ne sent aucun élan vers quelque projet mobilisateur pour l’ensemble de notre continent.

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