Monique Grégoire

Thierry Vandal arborait un large sourire quand nous l’avons rencontré au siège social d’Hydro-Québec, le vendredi 1er mai, dernier jour de sa présidence.
Qu’ont en commun Sean Connery, Johnny Halliday, Tiger Woods et Mitt Romney ? Mise à part la célébrité, tous possèdent un compte en banque dans un paradis fiscal. Et ils ne sont pas les seuls ! La célébrité est en effet beaucoup moins répandue que les comptes offshore ! Des dizaines de milliers de particuliers en possèdent, selon le Consortium international des Journalistes (1). L’ampleur du phénomène n’a pas échappé non plus au Comité permanent des Finances de la Chambre des communes, qui a déposé son rapport sur les paradis fiscaux en mai dernier. Pas plus qu’aux ministres des Finances des pays du G20, qui en discuteront lors de leur rencontre de juillet prochain à Moscou. Les paradis fiscaux sont la peste du XXIe siècle. Comme dans la fable de Jean de La Fontaine, aucun pays n’y échappe et « Ils n’en meurent pas tous, mais tous sont atteints ! »
Avant que les minières ne s’y installent, avant que le gouvernement n’élabore un plan pour le développer, des coopératives prospéraient dans le Nord du Québec. Regroupées dans la Fédération des coopératives du Nouveau-Québec, leur chiffre d’affaires s’élève à plus de 300 millions de dollars. FORCES dresse le portrait de ces coopératives à succès à travers le regard d’un de leurs dirigeants, Sokchiveneath Chhoan.
Le 18 octobre dernier, le crtc rejetait le projet de transaction BCE-ASTRAL, infligeant un véritable électrochoc à BCE et à toute l’industrie des communications, peu habituées à essuyer des refus du crtc. Un nouveau shérif était arrivé en ville : Jean-Pierre Blais, nommé président de l’organisme cinq mois plus tôt.
Le 4 septembre dernier, 74 % des Québécois se sont prévalus de leur droit de vote. Une bonne nouvelle. Une des rares, car le lendemain de l’élection, une majorité d’entre eux se disaient insatisfaits des résultats. C’est ce que révélait Léger Marketing, après avoir sondé l’humeur des Québécois dans les jours qui ont suivi l’élection. Plus de 60 % des Québécois se disaient surpris des résultats. Comment les sondeurs avaient-ils pu se tromper à ce point ? Et si les sondeurs ne s’étaient pas trompés ? Et si on était en train d’assister à une transformation en profondeur de la politique québécoise, que personne n’avait anticipée ? Voici des hypothèses que FORCES a explorées de concert avec des observateurs aguerris de la scène politique québécoise.
Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale américaine, ne voit qu’une seule issue à la crise européenne : l’union politique. Le défi des États-Unis quant à eux est de réduire leur énorme dette sous peine d’être sanctionnés par les marchés. L’un comme l’autre risquent d’être contraints de faire ce qui les a toujours rebutés. Renoncer à une partie de leur souveraineté pour l’un et augmenter les impôts pour l’autre... Voici le point de vue d’un homme d’expérience que la situation économique mondiale préoccupe au plus haut point, à commencer par celle de l’Europe.
Son rôle est de recevoir les plaintes des citoyens à l’égard du gouvernement et, si elles sont fondées, de voir à ce que soient réparés les préjudices qu’ils ont subis. Elle ne manque pas de travail, on s’en doute !
« Là où l’inconscience et l’absence de responsabilité ont entraîné la crise, nous n’autoriserons pas un retour aux pratiques bancaires antérieures. » C’était la résolution qu’avaient prise les dirigeants du G20 à Pittsburgh le 25 septembre 2009. Mais aucun signataire ne s’y est tenu aussi fermement que l’Union européenne.
Vendredi 13 janvier 2012. Un vendredi de malheur pour les pays de la zone euro. Ce jour-là, Standard & Poor’s a abaissé la cote de crédit de neuf d’entre eux. La France perdait son AAA. Les Français étaient outrés ! Pour qui se prenaient-elles, ces agences de notation, pour décider ainsi du sort d’un pays ? Aux États-Unis aussi, la décision de Standard & Poor’s de retirer sa cote AAA au gouvernement américain avait provoqué la grogne et convaincu le président Obama d’ouvrir une enquête.
Entrevue avec Erh-fei Liu, de la Bank of America Merrill Lynch.

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