Témoignage

Quiconque a eu la chance de voir Jean Neveu présider une assemblée générale des actionnaires de Quebecor a pu mesurer la stature du personnage, sa bienveillance bourrue et son autorité naturelle.
Roger Rolland est décédé à Montréal le 4 mars 2011 à l’âge de 90 ans, laissant le souvenir d’un bâtisseur culturel soucieux de jeter de la lumière sur la grande noirceur obscurcissant le ciel québécois de sa jeunesse.
Il a participé au premier repêchage de l’épave du Empress of Ireland dans les années 1960, détenu un record mondial de vitesse en hydroglisseur, présidé aux destinées de Québecair et de Corpex, ouvert un théâtre Place Ville-Marie et dirigé la Galerie du Siècle, tremplin d’une cohorte de peintres aujourd’hui célèbres… Le parcours d’Aubert Brillant se lit comme un récit d’aventures qui se termine par une réussite dans les sports équestres, loin des projecteurs.
Jean-Marc Léger est décédé le 14 février à l’âge de 84 ans, laissant derrière lui un immense héritage à tous les francophones de tous les continents.
Né à Québec en août 1940, Bruno Côté est décédé le 30 juin dernier à l’âge de 69 ans. Ce Québécois aux origines multiples, irlandaises, écossaises et françaises, apprend le dessin au sein de l’entreprise publicitaire familiale à partir des années 1960.
En ce mois de mai 1989, le Bâtonnier du Québec m’avait invité, à titre de ministre de la Justice, à venir présenter à l’assemblée générale annuelle du Barreau mon projet de rédiger un nouveau Code civil plus conforme aux réalités et aux besoins du Québec contemporain.
Comment ai-je survécu jusqu’à ce jour à un cancer dit « terminal » ? Grâce à l’espoir, cet « état d’attente confiante » (Larousse).
Il y a de cela environ cinq à six mille ans sont survenus des événements hors du commun qui ont modifié à jamais la topographie du Labrador. L’étoile qui apparut alors n’était pas une super nova comme celle de Bethléem ou celle de Kepler (1604), mais bien une étoile de plein droit. Après tant de siècles, elle brille toujours de tous ses feux au bout de la queue de la Petite Ourse.
Sa mémoire des visages et des noms, y compris ceux des enfants, me laisse bouche bée. De quoi assurer sa réélection pour des siècles et des siècles ! Le Duplessis dont j’ai gardé l’image a déjà 66 ans. À hauteur de l’œil, le nez est barré d’une ride profonde, et deux sillons  s’allongent comme un « v » inversé jusque sous le menton. Sous ses cheveux gris clairsemés, d’épais sourcils en broussaille chevauchent de petits yeux brillants. Il s’esclaffe parfois de bon cœur, mais le plus souvent, ce n’est qu’un rictus moqueur qui se dessine sur ses lèvres minces. Quand il fume, c’est le cigare, qui a fini par jaunir l’index et le majeur de sa main droite. 
Mardi, 3 novembre 1936, 11 heures du soir. Mon frère et moi n’arrivons pas à dormir. L’oreille collée à l’ouverture par où le tuyau du poêle de la cuisine monte jusqu’à notre chambre, nous écoutons le grésillement de la radio RCA Victor, syntonisée à CBS, où papa a collé son oreille. De temps à autre, il répète à maman ce qu’il entend. Contre toute attente, Franklin D. Roosevelt passe en tête dans la course présidentielle qui l’oppose au républicain Alf Landon…
Jean Pelletier. Ses homonymes sont nombreux… mais c’est tout de suite à lui qu’on pense en voyant ce nom. Jean Pelletier, ancien maire de Québec, la ville quatre fois centenaire dont il a porté le cœur historique au Patrimoine mondial de l’Unesco. Jean Pelletier, directeur de cabinet de Jean Chrétien, quand celui-ci était premier ministre du Canada et même avant, lorsqu’il dirigeait l’opposition. Sans oublier la présidence de Via Rail et son départ, pour le moins abrupt.  

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