Médias

Quiconque a eu la chance de voir Jean Neveu présider une assemblée générale des actionnaires de Quebecor a pu mesurer la stature du personnage, sa bienveillance bourrue et son autorité naturelle.
Roger Rolland est décédé à Montréal le 4 mars 2011 à l’âge de 90 ans, laissant le souvenir d’un bâtisseur culturel soucieux de jeter de la lumière sur la grande noirceur obscurcissant le ciel québécois de sa jeunesse.
Robert Dépatie ne doute pas une seconde du succès de l’incursion de Vidéotron dans le sans-fil. Sans me dévoiler de chiffres, il mentionne avec un sourire entendu que les résultats du premier trimestre d’exploitation dépassent les objectifs.
Une nouvelle vague de jeunes cinéastes nous livrent des portraits singuliers du monde qui les entoure. Ces créateurs de la génération montante ont entre 20 et 40 ans, le regard acéré, l’intelligence vive et une passion débordante.
Le journaliste, animateur radio et documentariste Paul Arcand me donne rendez-vous au Bistro Apollo. Il a l’œil malin et un sourire accueillant, et son affabilité contraste avec le ton cassant qu’il a parfois avec ses invités du matin… surtout s’ils sont politiciens.  
Sur fond de crise de l’imprimé, certains éditeurs voient dans le iPad la technologie qui les fera renouer avec la rentabilité. Toutefois, rien n’est moins sûr.
Entrevue avec Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor Il a raté Quebecor World. Il a fait un grand succès de Quebecor et de Vidéotron. Maintenant, il veut vous vendre un cellulaire pour que vous puissiez y regarder jouer le Canadien.
En principe, chefs d’entreprise et grands financiers devraient être les personnes les plus raisonnables du monde. Or, ce n’est pas le cas. Ils se laissent presque tous emporter par des courants parfois inexplicables ou par une bulle qui gonfle, gonfle et gonfle encore jusqu’à ce qu’elle éclate, éclaboussant davantage les petits actionnaires que la haute direction. 
Ces temps-ci, d’où qu’elles viennent, les nouvelles sont mauvaises. Et quand il s’agit des médias eux-mêmes, en particulier des journaux imprimés, elles sont encore pires… 
Rue Sainte-Catherine, à quelques centaines de mètres de l’ancien Forum, l’enseigne d’Astral Media se fond parmi celles des autres commerces. Rien n’indique aux passants la présence de l’une des plus grandes entreprises de médias au Canada.
L’industrie québécoise de la publicité a passé les quarante premières années de son histoire à se battre pour imposer et consolider sa présence au Québec. La mondialisation, les nouvelles technologies de communication et l’évolution rapide des consommateurs l’obligent aujourd’hui à se remettre en question et à se démarquer de nouveau afin de se tailler, cette fois, une place sur la scène mondiale.  
Dans la plupart des pays, même s’ils sont généralement respectés, les politiciens n’ont pas bonne presse et ne trouvent pas aisément grâce aux yeux de leurs compatriotes. L’affaire n’est pas nouvelle. Voltaire lui-même n’avait pas une haute idée de la politique, dont il disait qu’elle « a sa source dans la perversité plutôt que dans la grandeur de l’esprit humain ». Plus près de nous, Michel Rocard, ancien premier ministre français et donc lui-même « animal politique », selon les mots de Platon, n’est guère plus encourageant lorsqu’il écrit : « La politique, c’est poisseux, c’est crasseux, et ce qui est noble n’est pas politique, mais vient d’ailleurs » !  

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