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Entrevue exclusive avec l’économiste en chef de l’American Petroleum Institute. Personne ne connaît mieux l’industrie pétrolière et gazière américaine que John Felmy. Depuis plus de 25 ans, ce docteur en économie se consacre entièrement à l’analyse des enjeux énergétiques américains : sécurité des approvisionnements de pétrole, contraintes environnementales, gaz de schiste, sables bitumineux canadiens, pipeline Keystone XL, politique énergétique du président Obama… rien ne lui échappe. 
Prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz voit noir
Mthuli Ncube m’avait promis une entrevue, mais peinait à s’extirper d’un groupe d’hommes d’affaires américains. Séduits par la conférence qu’il venait de donner, ceux-ci voulaient savoir dans quel pays d’Afrique investir leurs millions. Ils cherchaient un État politiquement stable et qui ne soit pas antiaméricain. Il leur a suggéré le Botswana.
À une rhétorique politique qui fragmente une zone euro aujourd’hui polarisée par la crise financière et ses conséquences sur la dette souveraine, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, oppose une vision résolument européenne.
Mois après mois, les indicateurs économiques confirment que la reprise est bel et bien amorcée aux États-Unis. Les Américains poussent un soupir de soulagement, ils l‘ont échappé belle ! Pourtant, un point de non-retour a été atteint durant la « grande récession », ainsi nommée en référence à la « grande dépression ». Plus rien ne sera jamais comme avant… 
Denys Arcand fut le premier à annoncer le « déclin de l’empire américain ». Les événements lui donneront peut-être raison pour des motifs qui n’ont rien à voir avec la dissolution des mœurs mais tout à voir avec la raréfaction de l’épargne à l’échelle planétaire, eu égard aux immenses besoins en investissements des pays émergents. Tel est l’avis de Susan Lund, directrice de la recherche au prestigieux McKinsey Global Institute. Et ce phénomène ne frappera pas les seuls Américains, mais tout l’Occident. FORCES a rencontré Susan Lund au Palm Beach Strategic Forum, en avril dernier.
C’est le ministre brésilien des finances, Guido Montega, qui a le premier utilisé le mot « guerre » pour dénoncer les manipulations monétaires auxquelles se livrent certains pays. Ce qui pourrait remettre en cause le dollar américain comme monnaie de référence internationale.
Le Québec et la France sont en voie d’achever la mise en place d’un nouveau type de mécanisme de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles, qui fera date. Cette étape importante sera certainement suivie d’autres dans un monde où la chasse aux talents s’intensifie et où les barrières internationales tombent, y compris pour la main-d’œuvre.
Entrevue avec John F. Barrett, président du conseil et président-directeur général du Western & Southern Financial Group, établi à Cincinnati (Ohio). Entreprise Fortune 500 Western & Southern Financial Group (W&S) existe depuis 1888, d’où son nom inspiré des grands chemins de fer américains. Il offre tous les services financiers, de l’assurance-vie en pas­sant par la gestion de fortune et les fonds communs de placement, entre autres. Ce holding privé détient 14 entreprises, dont Western & Southern Life Insurance company, Colombus Life Insurance Company, Lafayette Life Insurance Company, National Integrity Life Insurance Company, Eagle Realty Group, Fort Washington Savings Company, Capital Analysts Incorporated, et IFS Financial Services. En 2009, W&S a enregistré un bénéfice net de 202 millions de dollars, comparativement à une perte de 29 millions de dollars en 2008. Au 30 septembre 2010, ses actifs propres ou sous gestion s’élevaient à 49 millions de dollars. Standard & Poor’s accorde à W&S une cote de AA+, et la classe 8e parmi les compagnies d’assurance à l’échelle mondiale. W&S fait partie des 500 entreprises citées au palmarès du magazine Fortune. Invité au Toronto Forum for Global Cities en novembre dernier pour donner son point de vue sur la sortie de la récession, John F. Barrett a soutenu que la croissance économique devait s’appuyer sur deux facteurs fondamentaux : la pérennité des entreprises et l’engagement dans la collectivité. Western & Southern, la société qu’il dirige, est un exemple de réussite même en période de crise.
J’ai lu avec beaucoup de plaisir et d’intérêt le livre qu’Olivier Ray et Jean-Michel Severino, qui vient de quitter la direction générale de l’Agence française de développement (AFD), ont récemment publié : Le Temps de l’Afrique. Leur thèse est simple : le XXIe siècle sera celui de l’Afrique. C’est une conviction que je partage depuis longtemps.
Martin Wolf, chroniqueur vedette du Financial Times, nous parle de cette crise qui a plongé les pays industrialisés dans une décennie anémique et qui, contrairement aux grands chocs économiques précédents, a au moins ceci de réconfortant qu’elle n’attise pas un esprit de conquête guerrière. Le rédacteur associé et commentateur économique en chef de l’influent quotidien britannique nous annonce que le grand bouleversement mondial en cours, encore au stade préliminaire, est appelé à redessiner la cartographie des pouvoirs. Comment l’Occident,  particulièrement affaibli, effectuera-t-il ce passage ? « Si l’on regarde simplement la manière dont l’enjeu des changements climatiques est abordé, il n’y a pas lieu d’être optimiste », déplore Martin Wolf.
Ce matin du 8 août 2010, Christophe de Margerie enchaînait les entrevues. Il arrive en coup de vent, La Presse sous le bras, me montre la première page. Il fulmine. En très gros plan, un pélican englué par le pétrole de la marée noire du golfe du Mexique. En plus petit, dans la colonne de gauche, Fernando Alonzo et son bolide : nous sommes à deux jours du Grand Prix. « Sur l’image de droite, c'est pas bon, mais sur celle de gauche, c'est bon ! Dans les deux cas, c'est du pétrole. Le défi de l'industrie pétrolière est un défi d'image ! » 

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