La Bourse de Paris termine en baisse, toujours inquiète du sort de l'Europe

Le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris

La Bourse de Paris a terminé en léger repli lundi (-0,16%), affectée par les propos d'un responsable américain sur la crise de la dette en zone euro, alors que le marché reste très fragile et inquiet de l'aggravation de la situation financière de l'Espagne.

Après avoir évolué largement dans le vert dans la matinée, l'indice CAC 40 a perdu brutalement du terrain en début d'après-midi et a finalement lâché à la clôture 4,97 points, pour revenir à 3.042,97 points.

La Bourse de Paris a terminé en léger repli lundi (-0,16%), affectée par les propos d'un responsable américain sur la crise de la dette en zone euro, alors que le marché reste très fragile et inquiet de l'aggravation de la situation financière de l'Espagne.

Après avoir évolué largement dans le vert dans la matinée, l'indice CAC 40 a perdu brutalement du terrain en début d'après-midi et a finalement lâché à la clôture 4,97 points, pour revenir à 3.042,97 points.

Avec 1,27 milliard d'euros, le volume d'échanges a été relativement faible en ce jour de lundi de Pentecôte. Il a été divisé par deux ou trois par rapport aux précédentes séances.

Le marché avait bien commencé la journée grâce à des sondages laissant espérer que les Grecs pourraient choisir de ne pas sortir de la zone euro. Les boursiers en avaient presque oublié les déboires des banques espagnoles et l'aggravation de la crise financière de ce pays.

Mais; en début d'après-midi, les propos de Charles Plosser, président de la Réserve fédérale de Philadelphie, évoquant le scénario d'une aggravation de la crise en Europe, ont rappelé aux investisseurs la fragilité de la situation.

"Même s'il n'y a rien de nouveau, le seul fait d'évoquer l'aggravation de la crise en Europe a fait baisser la cote, d'autant que les transactions sont très peu nombreuses en ce jour férié", a expliqué Yves Marçais, vendeur chez Global Equities.

Selon le journal El Mundo, Madrid pourrait être amené à demander l'aide du fonds de secours européen, si la tension sur les marchés persiste, afin d'injecter 30 milliards d'euros dans son secteur bancaire, en plus des 19 milliards demandés par Bankia.

Affectées par les difficultés de leurs concurrentes espagnoles, les valeurs bancaires françaises ont reculé: Société Générale a perdu 0,74% à 16,15 euros, BNP Paribas a lâché 1,07% à 26,29 euros et le Crédit Agricole s'est replié de 1,04% à 2,95 euros.

Technicolor s'est nettement détaché de la cote pour terminer sur une hausse de 8,86% à 1,52 euros. Le titre a été soutenu par l'intérêt manifesté par Vector Capital, un fonds d'investissement américain, qui souhaite monter au capital du groupe et qui a proposé une alternative attractive à l'offre de la banque américaine JPMorgan Chase.

France Télécom a perdu 0,82% à 10,25 euros. L'opérateur français a annoncé être monté à 94% du capital de sa filiale égyptienne MobiNil/ECMS, à l'issue d'une offre publique d'achat.

Sanofi a terminé la journée sur un léger repli (-0,18%) à 54,74 euros. Le groupe pharmaceutique a déposé une offre de reprise d'Amylin Pharmaceuticals, valorisant le spécialiste américain du traitement du diabète à plus de 4 milliards de dollars, selon des informations de presse.

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