PagesJaunes prolonge la suspension du dividende pour convaincre ses banques

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L'éditeur français d'annuaires électroniques PagesJaunes Group (PJG) a annoncé lundi une prolongation de la suspension de son dividende, dans l'espoir d'obtenir l'aval de ses banques, qui s'inquiètent de l'importance de son passif, à son projet de restructuration de sa dette.

"Dans le cadre des discussions en cours avec ses prêteurs, il apparaît nécessaire dans l'intérêt de PJG que (le groupe) accepte notamment de réduire son endettement et d'adapter sa politique en matière de dividende", a-t-il relevé.

L'éditeur français d'annuaires électroniques PagesJaunes Group (PJG) a annoncé lundi une prolongation de la suspension de son dividende, dans l'espoir d'obtenir l'aval de ses banques, qui s'inquiètent de l'importance de son passif, à son projet de restructuration de sa dette.

"Dans le cadre des discussions en cours avec ses prêteurs, il apparaît nécessaire dans l'intérêt de PJG que (le groupe) accepte notamment de réduire son endettement et d'adapter sa politique en matière de dividende", a-t-il relevé.

Dans un communiqué, le groupe propose donc de ne plus verser de dividende tant que son endettement sera supérieur à trois années d'excédent brut d'exploitation (Ebitda). Il va donc beaucoup plus loin qu'annoncé car il ne prévoyait jusqu'ici de priver ses actionnaires d'une rémunération que pour la seule année 2011.

Selon le courtier CM-CIC Securities, la dette représentait 3,73 fois l'Ebitda du groupe à la fin mars. Il faudra donc, selon lui, au moins trois ans pour que PagesJaunes satisfasse cette condition. Les actionnaires devraient donc, pour le courtier, être également privés de rémunération en 2012, 2013 et 2014.

PagesJaunes, une ancienne filiale de France Télécom devenue indépendante et cotée en Bourse, supporte une dette nette de 1,8 milliard d'euros qu'il n'a pas réussi à réduire ces derniers temps. Son poids lui avait valu de voir sa note abaissée d'un cran par l'agence Fitch Ratings, au niveau très spéculatif de "B".

Le groupe avait annoncé la semaine dernière l'engagement d'un plan de réduction de son endettement. Il propose dans ce cadre à ses banques de leur rembourser une partie de leur dû, en échange d'une prolongation de la date d'exigibilité du solde de novembre 2013 à septembre 2015. Pour être entériné, cet accord nécessite "une large majorité" au sein du pool bancaire, avait-il alors indiqué.

Pour Emmanuel Chevalier, l'analyste qui suit la valeur chez CM-CIC Securities, "la suppression du dividende est une bonne nouvelle dans une logique d'allègement de la structure financière de la société".

"Nous ne connaissons toujours pas les termes et conditions exacts du refinancement, mais le scénario d'une augmentation de capital semble s'éloigner. La finalisation de ce refinancement est attendue avec impatience et pourrait permettre un éventuel rebond du titre", note l'analyste.

Vers 11H30, l'action PagesJaunes progressait de 0,97% à 1,87 euro, dans un marché en hausse de 0,63%.

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