Société

Personnalité de l’année 2017 - Valérie Plante

Après une carrière dans les domaines culturel et associatif suivie d’une courte expérience en politique, cette féministe militante et souriante de 43 ans s’est lancée dans l’arène municipale en tant que chef de parti, cap sur la prise en main des rênes de la cité. Contre toute attente, à l’issue d’une campagne électorale étincelante, Valérie Plante est devenue la première mairesse de Montréal en plus de 375 ans d’histoire, et la seule femme à la tête d’une métropole nord-américaine. Parmi les défis à relever pour cette « guerrière joyeuse » au cours des quatre prochaines années : reverdir sa ville,  et y développer les transports en commun, tout en relevant les défis économiques de la métropole québécoise. Pour sa vision d’une cité plus verte, son ambition des grands projets et sa passion pour l’engagement citoyen, Valérie Plante est la personnalité de l’année de Forces pour 2017.

La forteresse de Denis Coderre semblait impénétrable, surtout en sachant que les électeurs donnent normalement, dans plus de 80 % des cas, un deuxième mandat à un maire sortant lors d’un scrutin municipal. Les sondages le confirmaient, annonçant Valérie Plante battue au début de l’été. Mais celle qui avait remporté la chefferie de Projet Montréal à peine un an auparavant au terme d’une chaude lutte (998 à 919 voix contre Guillaume Lavoie) avait encore une campagne électorale à mener. Sur le terrain, elle a su imposer les thèmes centraux de son parti comme le transport efficace et sécuritaire, la solidarité sociale, la vie de quartier. Elle a charmé l’électorat montréalais. Lors du scrutin du 5 novembre 2017, elle a obtenu 51 % des suffrages, devançant Denis Coderre de six points. Elle dirigera un conseil municipal majoritaire, son parti ayant remporté 34 des 65 sièges.

Valérie Plante est née à Rouyn-Noranda. Installée à Montréal à l’âge de 20 ans pour entreprendre des études en anthropologie, elle termine ses études avec une maîtrise en muséologie et un certificat en intervention multiethnique. Elle s’est impliquée dans les milieux culturels, communautaires et syndicaux, devenant notamment la dirigeante de la Fondation filles d’action, un -organisme pancanadien qui vient en aide aux filles et aux jeunes femmes. En 2013, Valérie Plante cause une première onde de choc en politique, étant élue comme conseillère municipale du district de Sainte-Marie de l’arrondissement Ville-Marie et délogeant Louise Harel. L’année suivante, elle est nommée au conseil d’administration de l’Institut Broadbent, un organisme « progressiste qui favorise le changement en promouvant la démocratie, l’égalité et la durabilité ».

Avec l’arrivée au pouvoir de Projet Montréal, les attentes sont grandes envers Valérie Plante. Au cours de son mandat, elle aura à mettre en branle ses projets clairement énoncés, tels que l’amélioration de la mobilité, le maintien des services publics et la construction de logements sociaux. Elle souhaite également prévenir une flambée de l’immobilier en imposant une taxe aux acheteurs étrangers dans le secteur résidentiel… De grandes étapes d’un programme qui, inévitablement, nécessiteront la participation des gouvernements du Canada et du Québec afin de se matérialiser. 

Par Paul Therrien

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