Québec

Montréal: Ville Résiliente

La ville de Montréal a repris du poil de la bête. Elle a déjà démontré sa force de caractère. Pour preuve, elle a été admise il y a près d’un an dans le groupe « 100 villes résilientes » (100 VR) formé par la Fondation Rockefeller. Elle y figure aux côtés de Sydney, Londres, Paris, Singapour et Barcelone.

«En deux ans, notre métropole a vu son ciel s’éclaircir. Les crises de gouvernance et les tiraillements ont fait place à un leadership renouvelé et partagé », se réjouit Yvan Gauthier, PDG de la Fondation du grand Montréal, près de deux ans après l’arrivée de l’ex-député fédéral Denis Coderre à l’Hôtel de ville de Montréal. « Le grand Montréal va mieux, mais le grand Montréal peut mieux faire », insiste-t-il.

Plusieurs indicateurs économiques et démographiques sont toujours au rouge, à commencer par le taux de chômage. Montréal affichait 8,9 % en août dernier, comparativement à 6,7 % pour Toronto, 5,7 % pour Vancouver et 4,9 % pour Québec. Après avoir été bénie par la création de 25 900 emplois en 2012 et de 50 600 emplois en 2013, la grande région de Montréal a subi une perte nette de 10 800 emplois en 2014. Au fil des 15 dernières années, Montréal a connu une croissance de l’emploi de 1,1 % en moyenne par an, comparativement à 1,6 % à Vancouver, 1,7 % à Québec et 1,8 % à Toronto, fait remarquer Yvan Gauthier, lors de la présentation de la septième édition des Signes vitaux du Grand Montréal.

Montréal exerce une « influence majeure » sur la croissance de l’économie québécoise, insiste la directrice de l’Institut du Québec, Mia Homsy. « Montréal est une locomotive puissante pour le Québec. [Mais, à l’heure actuelle,] cette locomotive manque d’élan », constate-t-elle, invitant du même souffle le gouvernement québécois à octroyer « plus de pouvoirs d’autogestion, et rapidement » à Montréal tout en lui fournissant les « outils nécessaires », notamment une « capacité fiscale adéquate ».

« On ne peut pas être à la fois une locomotive et être à la remorque. On est censé tirer les wagons, pas se faire pousser par les wagons », martèle le maire de Montréal, Denis Coderre, qui s’est lancé à la conquête d’un « statut de métropole », assorti de pouvoirs accrus, pour la Ville de Montréal. Paris a gagné en autonomie dans une République française pourtant « unie et indivisible », mentionne-t-il lors d’une visite de deux jours dans la Ville Lumière au début de l’année 2015. Embrassant les principes de la décentralisation, le gouvernement français a octroyé des pouvoirs à la nouvelle « métropole du grand Paris », notamment en matière de logement et d’aménagement.

Le premier ministre Philippe Couillard a promis dans le discours d’ouverture de la 41e législature, en mai 2014, de donner à la métropole québécoise « les moyens de jouer pleinement ses rôles… de moteur économique et culturel » et de « rivaliser à armes égales avec les autres grandes villes d’Amérique du Nord ». Denis Coderre l’a pris au mot. Il a aujourd’hui bon espoir de conclure les négociations à temps pour le début de la session d’hiver 2016 de l’Assemblée nationale. Le maire Coderre réclame des outils pour stimuler l’activité ou, à tout le moins, pouvoir retenir des entreprises en mode départ –comme Electrolux, qui a abandonné L’Assomption pour l’État du Tennessee en 2014. « Il y a Investissement Québec. Moi, je pense qu’on devrait avoir Investissement Montréal », dit-il.

De son côté, la Conférence régionale des élus (CRE) propose de resserrer le contrôle de la métropole sur son économie en instaurant une « clause Montréal » dans chacune des politiques gouvernementales québécoises. « Ce chapitre indiquerait les pouvoirs, les programmes, les ressources et les budgets propres à la métropole », indique-t-elle dans un rapport publié en janvier 2015.

IMMIGRATION : MONTRÉAL A SON MOT À DIRE

La Ville de Montréal réclame aussi « un pouvoir d’influence sur la grille de sélection des immigrants, qui lui permettrait de mettre de l’avant ses besoins et ses priorités en emploi », tels les secteurs des technologies de l’information et de la communication (TIC) ou de l’aéronautique, poursuit Denis Coderre, qui sait bien que le Québec appellera en renfort des immigrants pour éviter une pénurie de main-d’œuvre due au vieillissement de la population. À l’heure actuelle, le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion choisit les nouveaux arrivants en fonction des besoins en emploi de l’ensemble du Québec, et ce, même si la vaste majorité des immigrants élisent domicile sur l’île de Montréal (86,9 % en 2011).

Montréal veut aussi avoir son mot à dire sur les mesures d’intégration des nouveaux arrivants. Au Québec, les immigrants subissent un taux de chômage près de deux fois plus élevé que les personnes nées au Canada, selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Et ils doivent souvent se contenter d’emplois mal rémunérés. « Il faut avoir la capacité de les intégrer, de les aider », dit Denis Coderre, précisant que « l’intégration, ce n’est pas seulement la francisation, ce sont des emplois, des services, des logements, des organismes ».

« Nous sommes capables de prendre des décisions », répète depuis quelques mois le maire Coderre, comme un mantra. La Ville de Montréal n’a plus à demander l’aval de Québec pour modifier les limites de vitesse dans ses rues ou les heures d’ouverture des commerces, ajoute-t-il. Message entendu, réitère le chef du gouvernement québécois Philippe Couillard, à l’issue de l’événement « Je vois MTL » – désormais intitulé « Je fais MTL » –, saluant au passage Denis Coderre pour avoir créé « une vitalité et un esprit nouveaux » à Montréal.

L’enjeu de la reconnaissance du rôle moteur des villes par un poids politique accru dépasse largement les frontières du Québec. « Un conflit se joue actuellement entre les villes et les États », souligne Michel Max Raynaud, professeur à l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’Université de Montréal. Les maires, aujourd’hui relégués au rôle de « gestionnaires du quotidien », n’ont pas – ou très peu – voix au chapitre du développement de leur ville. « Les villes deviennent de plus en plus importantes dans les paysages nationaux et revendiquent de plus en plus de pouvoirs. Le maire Coderre court dans tous les sens pour que la métropole montréalaise soit mieux reconnue », confie cet architecte et urbaniste d’origine française au quotidien Le Devoir. « La mairesse de Paris [Anne Hidalgo] fait aussi des pieds et des mains pour faire sauter un verrou, qui n’existe pas ici, celui des préfets, les bras armés de l’État dans les organismes municipaux », ajoute-t-il.

Persuadé que la réussite du Québec est tributaire de celle de Montréal, le patron de BMO Groupe financier, L. Jacques Ménard, appelle depuis un bon moment les décideurs politiques à accorder à la métropole « le respect qui lui est dû ». « Montréal n’est pas au sommet de sa forme », déclare-t-il devant un parterre de gens d’affaires réunis par le Cercle canadien à l’automne 2013. Au cours des 15 dernières années, le développement économique y a été «moins dynamique » que celui des cinq autres grandes villes canadiennes : Toronto, Vancouver, Calgary, Edmonton et Ottawa, déplore-t-il.

Brandissant un rapport commandé au Boston Consulting Group (BCG), L. Jacques Ménard a invité la communauté montréalaise à « définir ses priorités, investir dans ses priorités, promouvoir ses priorités ». Cette firme de consultants en gestion avait analysé le chemin parcouru par sept villes comparables à Montréal pour « se sortir d’une mauvaise passe ». Philadelphie, Pittsburgh, Boston, San Diego, Seattle, Manchester et Melbourne ont « renoué avec la prospérité » après s’être dotées d’un « leadership fort et clair à un niveau métropolitain… appuyé par les gouvernements des paliers supérieurs ». Élus et gestionnaires ont concentré leur financement autour d’un nombre limité d’initiatives, érigeant leur métropole en « championne dans quelques domaines plutôt que moyennes en tout ». Par exemple, Manchester a tout misé sur le transport, tandis que Melbourne a déroulé le tapis rouge aux grands rendez-vous sportifs.

Un groupe de travail dirigé par la présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux, s’est attelé à cette tâche. À la demande de l’administration Coderre, le groupe a cerné quatre grands secteurs dans lesquels investir fortement : le savoir et l’innovation, la culture et le numérique, le transport et sa filière électrique, ainsi que les finances et les assurances. « Nous connaissons une conjonction de changements rapides qui a peu d’équivalents dans l’histoire et qui nous touche tous. Pour les entreprises comme pour les villes, il y a là un enjeu de pertinence, de modernité et de concurrence, à l’échelle de la planète. [Montréal] doit se donner des stratégies de développement aussi à l’échelle mondiale », fait valoir Monique F. Leroux lors d’un discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) le 30 septembre dernier.

L’Institut du Québec invite également les élus montréalais et québécois à « bien cibler les secteurs prioritaires vers lesquels diriger les aides publiques et à mettre fin au saupoudrage généralisé ».

La région métropolitaine compte aujourd’hui sept grappes : aérospatiale, aluminium, cinéma et télévision, logistique et transport, sciences de la vie, services financiers, TICS ainsi que technologies propres.

LE PORT DE MONTRÉAL INVESTIT

La métropole québécoise compte aussi sur les retombées de la Stratégie maritime et du Plan Nord, ainsi que sur l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG) et sur le Partenariat transpacifique (PTP) pour lui donner un nouvel élan. « À l’heure actuelle, 26,5 % du PIB du Québec repose sur les exportations à l’international. Nos entreprises bénéficieront directement de cette libéralisation des marchés qu’entraîneront ces trois accords », se réjouit le président de la CCMM, Michel Leblanc.

Flairant le potentiel, l’Administration portuaire de Montréal (APM) multiplie les investissements. Elle s’est notamment lancée dans la construction d’un nouveau terminal pour les conteneurs dans le secteur de la rue Viau, en vue d’augmenter la capacité totale de manutention de conteneurs de 1,5 million à 2,1 millions. « Les investissements [totaux de 122 millions de dollars] renforceront la chaîne logistique métropolitaine, fondement de notre statut de plaque tournante nord-américaine du transport des marchandises pour l’est du continent», soutient Michel Leblanc.

La Stratégie maritime, annoncée au printemps 2015, contribuera aussi à consolider la place du Port de Montréal (2e en importance au Canada, 5e sur la côte est de l’Amérique du Nord), ajoute le gouvernement Couillard. Le ministre délégué aux Transports et à l’Implantation de la stratégie maritime, Jean D’Amour, évalue à quelque 30 000 le nombre d’emplois directs qui seront créés « dans toutes les régions » du Québec d’ici 2030 grâce à la Stratégie maritime. « Le tourisme, la pêche, la logistique, la recherche et le transport maritime, notamment, engendreront des effets positifs sur l’emploi », fait-il valoir. « La région du grand Montréal et le port de Montréal sont au cœur du déploiement de la Stratégie maritime », précise le ministre responsable de la région de Montréal, Robert Poëti, cherchant à apaiser la grogne de l’APM et du Canadien National (CN) suscitée par l’injection de deniers publics dans un projet de pôle logistique à Vaudreuil-Soulanges, vu comme un poste avancé du Port de New York. « En améliorant ses infrastructures maritimes et en misant sur le transport intermodal, on améliorera la compétitivité de nos entreprises et le Québec sera, plus que jamais, une plaque tournante du commerce transatlantique. »

OTTAWA AUSSI INTERPELLÉ

La communauté des affaires sollicite aussi Ottawa pour faire tourner à plein régime le « moteur économique pour le Canada » qu’est Montréal. La CCMM demande au gouvernement fédéral de rendre accessible le Fonds pour le transport en commun (1,75 milliard de dollars sur trois ans) dès 2016-2017 et, ainsi, de contribuer à réduire la « congestion de plus en plus lourde », notamment en développant des infrastructures de transport collectif, par exemple un système léger sur rail (SLR) sur le nouveau pont Champlain. « Les grandes villes canadiennes ont besoin de systèmes modernes et efficaces de transport collectif. Les gouvernements locaux et les provinces se sont déjà engagés à y investir massivement, mais ne peuvent en assumer seuls la facture », affirme Michel Leblanc, précisant que le manque de fluidité de la circulation dans la grande région de Montréal coûte à l’économie métropolitaine plus de 1,8 milliard de dollars chaque année.

La CCMM exhorte également Ottawa à doubler les sommes allouées au programme d’assistance financière directe aux entrepreneurs cherchant à développer de nouveaux marchés d’exploitation (50 millions de dollars sur cinq ans) et à privilégier ceux cherchant à tirer profit « rapidement » de la vigueur de l’économie américaine. La Chambre appelle enfin le prochain gouvernement à mettre en veilleuse la réforme du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) en vigueur depuis le 30 avril 2015 et à accorder « plus de flexibilité » aux employeurs pour embaucher de la main-d’œuvre temporaire ou saisonnière afin de pourvoir des postes pour lesquels la main-d’œuvre locale ne saurait suffire. « Que ce soit dans des secteurs névralgiques à haute valeur ajoutée comme l’industrie du jeu vidéo, qui fonctionne par cycles de création avec des besoins très spécifiques sur une courte période donnée, ou des secteurs ayant d’importants besoins de main-d’œuvre saisonnière peu spécialisée, le programme actuel met en péril des projets et des investissements importants, de même que des entreprises et des milliers d’emplois pour des Québécois », fait valoir le numéro un de la CCMM. « Le gouvernement du Canada détient des leviers clés pour la communauté des affaires de la région métropolitaine », conclut-il.

MONTRÉAL, MODÈLE DE RÉSILIENCE ?

Son entrée dans le groupe « 100 villes résilientes » (100 VR) « témoigne d’une reconnaissance internationale de Montréal à titre de leader en prévention et en gestion des risques, estime la vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, Anie Samson. Forte de cet appui, notre administration entend mettre en place de nouvelles stratégies durables pour faire de Montréal une ville apte à rebondir promptement advenant un sinistre majeur. »

N’entre pas qui veut dans ce club sélect de « modèles de résilience » engagés à mettre en place un système permettant aux divers acteurs de la société et du gouvernement de travailler de concert, avec une préoccupation particulière pour les citoyens les plus vulnérables. Selon l’administration Coderre, parmi les centaines de candidatures reçues des quatre coins du globe, Montréal s’est démarquée grâce à l’accroissement des investissements la réparation et l’entretien de ses infrastructures (ponts, tunnels, voirie et eau), son engagement auprès des personnes vulnérables, notamment sa participation à l’initiative « Municipalités amies des aînés » (MADA), sa lutte contre les îlots de chaleur, ainsi que la protection de la population en cas d’un accident industriel majeur.

« Pour nous, une ville résiliente réagit efficacement en situation d’urgence et répond aux besoins des citoyens. Une ville résiliente a une économie diversifiée et prend soin de ses infrastructures construites et naturelles. Enfin, une ville résiliente dispose d’un leadership efficace, d’intervenants qualifiés et d’un système de planification intégrée », fait valoir le président du groupe des 100 villes résilientes, Michael Berkowitz.

Monique F. Leroux entrevoit l’avenir avec optimisme. « Montréal va bien. Montréal va mieux. Et le meilleur est à venir. »

le rôle des villes selon bruce katz

Forces s’est entretenu avec le directeur du Programme sur les politiques métropolitaines de la Brookings Institution, Bruce Katz, ardent défenseur de l’autonomie des villes et des aires métropolitaines.

Dans votre ouvrage The Metropolitan Revolution : How Cities and Metros Are Fixing Our Broken Politics and Fragile Economy, vous rappelez la maxime de la chanteuse country Dolly Parton : « Find out who you are and do it on purpose ». Pourquoi les villes et les régions métropolitaines devraient-elles l’appliquer ?

Bien évidemment, Dolly Parton ne songeait pas au développement économique ! Elle demandait « dans quoi est-ce que vous êtes bon ? » Pour ma part, je demande aux villes : Quels produits fabriquez-vous ? Quels services offrez-vous ? Avec qui faites-vous du commerce ? Comment êtes-vous devenue la meilleure version possible de vous-même ? Il est judicieux pour une aire métropolitaine, du point de vue du développement économique, de se poser ces questions plutôt que de se dire « On va être la prochaine Silicon Valley » et d’imiter une stratégie ou une initiative qui n’a pas vraiment de sens pour elle.

Le gouvernement central ne devrait-il pas fixer lui-même les champs d’expertise et les grappes des métropoles sur son territoire ?

Il n’y a pas que le gouvernement qui y songe. Il y a aussi le secteur public, le secteur privé, les entreprises, les universités… Je ne crois pas que la sagesse réside dans le gouvernement fédéral ou même dans les gouvernements des États ou des provinces. Je pense que la sagesse réside dans les réseaux, et les villes sont des réseaux.

Certains pourraient vous trouver sévère à l’égard de Washington, d’autant plus que vous avez été directeur de cabinet au Department of Housing and Urban Development de 1993 à 1996.

Au sein du gouvernement fédéral, j’ai surtout passé mon temps à réparer les erreurs des années 1950, alors que nous avions construit un grand nombre de gratte-ciel pour en faire des logements sociaux pour les personnes défavorisées. Le gouvernement croyait à l’époque avoir un impact positif sur les villes, alors qu’il les détruisait et rendait la vie plus difficile aux moins nantis. Je crois que ce qui paraît sensé à l’échelle nationale, l’approche « taille unique » (« One size fits all »), n’est pas appropriée au fonctionnement du monde. Nous l’avons essayée…

Les grandes villes ont-elles les ressources pour assumer pleinement leurs responsabilités et les défis auxquels elles sont confrontées ?

On veut que le gouvernement fédéral s’occupe de ce que l’on ne peut pas faire. Par exemple, on ne peut pas laisser une ville lever sa propre milice. Mais, pour tout le reste, s’il doit y avoir des investissements, il faut que la prise de décision se fasse par défaut à l’échelle locale. Les villes et les aires métropolitaines ne disposent pas de suffisamment de pouvoir. Mais les choses commencent à changer, si nous regardons par exemple du côté du Royaume-Uni où [le chancelier de l’échiquier] George Osbourne et [le premier ministre] David Cameron ont entrepris une dévolution du pouvoir. Il ne s’agit certainement pas de reproduire exactement ce qui se passe dans un autre pays, puisque les points de départ sont un peu différents, mais je crois que ce que le gouvernement britannique est en train de faire pourrait être copié et adapté ailleurs.

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