Alain Contant

Plusieurs Québécois considèrent l’exploitation des gaz de schiste comme une entreprise aussi dommageable pour l’environnement que l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta. Il est vrai que les deux activités se ressemblent : elles visent toutes deux l’extraction d’hydrocarbures qui contribuent aux émissions de gaz à effet de serre. Il est vrai aussi que les deux procédés d’extraction exigent de très grandes quantités d’eau, de surcroît souillée par des additifs chimiques.
Les temps sont difficiles pour le secteur municipal. Rumeurs de corruption, conflits d’intérêts présumés, infrastructures défaillantes… les médias ne sont pas tendres pour les élus et les gestionnaires des villes. Cependant, tout n’est pas aussi sombre qu’il y paraît.
L’accident nucléaire de Fukushima a éclipsé la marée noire dans le golfe du Mexique, comme celle-ci avait fait oublier le décès de 25 mineurs dans une mine de charbon de Virginie occidentale. Ces trois catastrophes, survenues en l’espace de moins d’un an, mettent en évidence les risques liés à l’exploitation des trois principales sources mondiales d’énergie : le pétrole, le charbon et le nucléaire.
Old Harry gît au fond du golfe Saint-Laurent depuis la nuit des temps. On pourrait en tirer deux milliards de barils d’hydrocarbures sur une période de 20 ans. Mais voilà : Old Harry repose exactement sur la ligne de démarcation entre les eaux du Québec et celles de Terre-Neuve-et-Labrador; environ les deux tiers des hydrocarbures se trouvent en territoire québécois et le tiers, en zone terre-neuvienne. Une nouvelle pomme de discorde énergétique entre ces deux provinces ?
Depuis le printemps, ils sont quelques centaines de travailleurs, surtout des Nord-Côtiers, à préparer le terrain pour ceux qui viendront prochainement participer au plus grand projet de construction au Canada.
Aujourd’hui, toutes les entreprises se targuent de souscrire aux principes du développement durable. À l’heure des sacs réutilisables, des aliments biologiques et des véhicules hybrides, le vert constitue un véritable atout commercial.   
Au Québec comme ailleurs dans le monde, l’efficacité énergétique est devenue la cible d’investissements d’envergure.  
En entrant dans le grand hall du Laboratoire haute tension de l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ), on a l’impression de se trouver sur le plateau de tournage de la prochaine aventure de James Bond.
Le printemps qui s’achève nous a rappelé à quel point les victoires du Canadien de Montréal peuvent faire vibrer les cordes sensibles des Québécois de toutes les régions. Si le Bleu Blanc Rouge est une figure emblématique de l’identité québécoise, on peut en dire autant d’Hydro-Québec, qui accueille chaque année dans ses installations quelque 150 000 visiteurs.  
Avec un peu plus de 500 habitants, Péribonka compte parmi les plus petits villages du Québec. Aujourd'hui, Péribonka est devenu le terrain d'enjeux énergétiques majeurs.

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