Gérard Bérubé

Le Québec et l’Ontario veulent renouer avec leur influence passée au sein d’un Canada aujourd’hui résolument tourné vers l’Ouest pétrolier. Les deux provinces les plus peuplées du « Canada central » ont perdu du poids depuis les belles années de solidarité face aux tentatives fédérales d’intrusion dans leurs champs de compétences. Mais devant le déficit fiscal avec Ottawa et le « mal hollandais », les deux provinces ont tout intérêt à restaurer leur front commun. D’autant plus qu’aujourd’hui, le Québec peut tendre la main à l’Ontario d’égal à égal.
Selon John Micklethwait, rédacteur en chef de The Economist
En réaction au soudain désaveu de Wall Street, Avi Reichental hausse les épaules. Le président et chef de la direction de 3D Systems Corporation estime que les attaques spéculatives qui ciblent les actions de l’industrie de l’impression tridimensionnelle depuis début 2014 ne font que jeter une ombre sur le potentiel de croissance bien réel de ces vedettes boursières d’hier. Forte d’une capitalisation de cinq milliards de dollars américains, 3D Systems se battra bec et ongles pour demeurer le chef de file d’un secteur où le président Barack Obama entrevoit la « prochaine révolution industrielle ». « Les investisseurs intelligents comprendront », martèle l’un des personnages les plus influents de l’univers technologique.
En cette période d’après-crise, la pérennité de la Francophonie n’échappe pas au test de la croissance des inégalités. Six ans plus tard, l’agenda politique demeure confronté aux forces qui prônent le localisme et le nationalisme économique. À cette tendance au repli sur soi, l’Organisation internationale de la Francophonie oppose une solidarité internationale qui n’a jamais été aussi nécessaire, nous dit le Québécois Clément Duhaime.
John Engler n’en démord pas. Travailleurs et entreprises demeurent victimes de la plus lente reprise post-récession jamais enregistrée par les États-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale. Plus de cinq ans après la crise de 2008, la plus grande économie de la planète peine à retrouver sa vitesse de croisière, faute de confiance. Dans une entrevue exclusive, l’ancien gouverneur républicain du Michigan appelle à un leadership politique fort tourné vers aujourd’hui et demain.
La zone euro n’est pas encore sortie de l’ornière. Toutefois, le plus dur est passé et, avec ces premiers pays sous perfusion amorçant leur sortie du plan d’aide, l’on peut entrevoir une embellie. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, revient sur ce parcours audacieux entrepris par ces pays partageant une monnaie commune sans autre intégration politique. Dans une entrevue à Forces, il évoque une avancée profonde vers une union fédérale.
Rares sont les économies qui disposent d’un levier actif tant dans le financement que dans le démarchage d’entreprises. Rares, aussi, sont les économies situées au confluent des deux plus importantes zones commerciales occidentales avec, pour toile de fond, ces accords de libre-échange unissant le Canada aux États-Unis et au Mexique, et bientôt le Canada à l’Union européenne. Le Québec et son bras financier, Investissement Québec, se démarquent à l’international, là où la concurrence pour attirer l’investissement porteur ou structurant est plutôt féroce.
On observe un rare consensus parmi les leaders politiques et l’élite économique composant le public du Forum économique international des Amériques / Conférence de Montréal. La relance de l’activité économique doit aller au-delà des simples réformes financières et monétaires. C’est une nouvelle mentalité qu’il faut mettre en place pour nous amener vers une reprise durable.
La crise des retraites est mondiale. Des régimes publics de pension ploient sous le poids du vieillissement de la population, et des régimes complémentaires s’enlisent en dessous des seuils de solvabilité en raison de la faiblesse persistante des rendements et des taux d’intérêt. Les régimes privés qui garantissent une prestation à la retraite sont condamnés avec, un peu partout, cette tendance à l’individualisation, qui incite les cotisants et bénéficiaires à gérer eux-mêmes les risques de rendement, d’inflation, de longévité et de survie au conjoint. La réalité économique et conjoncturelle amène le futur retraité à un dilemme entre épargner davantage ou travailler plus longtemps.
En matière de littératie financière, les Canadiens dépassent rarement la note de passage. Ces lacunes en matière de connaissances financières ont été particulièrement criantes dans la foulée de la crise financière de 2008 et des scandales financiers qui se sont ensuivis. L’éducation financière est devenue le sujet de l’heure, à l’international comme au Québec.

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