Gérard Bérubé

Le commerce Canada-Europe Le point de vue de Perrin Beatty Le moment est venu pour le Canada de diversifier ses marchés à l’exportation. Car le ralentissement économique américain et les élans protectionnistes, et surtout la remise en question de l’ALENA au sud de la frontière, braquent les projecteurs ailleurs. Sur l’Asie, certes, mais surtout sur l’Europe, où beaucoup reste à faire. La voie européenne est d’autant plus attirante que Bruxelles fait désormais preuve d’ouverture, ce qui n’était pas le cas il y a trois ou quatre ans.    
Le diamant canadien ne s’est jamais aussi bien porté. Absent de l’échiquier diamantifère il y a dix ans, le Canada est devenu aujourd’hui le pays le plus prospecté. Le portefeuille de propriétés, constitué présentement de trois projets en exploitation, devrait s’enrichir au rythme d’une nouvelle mine par an d’ici 2010, année probable de l’entrée en scène du Québec dans un marché trop longtemps dominé par la sud-africaine De Beers et qui tente de s’éloigner de plus en plus du blood diamond.  
Les minières québécoises jouent pleinement la carte du cours élevé des matières premières, suscitant l’espoir au cœur de régions ressources dévastées par la crise du secteur forestier. Derrière cette santé retrouvée se cachent toutefois des lacunes en matière d’investissements dans l’exploration de nouveaux gisements ainsi qu’une vulnérabilité toujours plus grande à l’égard des grands ensembles qui contrôlent le minerai et échappent désormais à la propriété québécoise. 

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