Éric Desrosiers

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) fêtera ses trente ans cette année. Sa création, en 1978, a instantanément propulsé le Québec au rang de modèle international en matière de protection de l'environnement, mais aussi de participation démocratique aux processus de décision.
Patrice Pelletier vient à peine d’arriver à la barre du Port de Montréal, mais il a déjà une bonne idée du cap vers lequel il voudrait se diriger et des conditions nécessaires pour toucher au but. Il rêve d’un port plus grand qui serait la porte d’entrée de prédilection de nouveaux navires arrivant en partie d’Asie, mais surtout de nouveaux ports européens. Il espère, pour cela, établir une nouvelle complicité avec les gouvernements et la population montréalaise en général afin qu’ils lui accordent la permission et les moyens de réaliser ce rêve.
Partie de presque rien il y a vingt-cinq ans, l’industrie vinicole québécoise arrive aujourd’hui à une nouvelle étape de son développement. Longtemps traitée comme une curiosité, voire un rêve un peu fou, elle aspire maintenant à davantage d’attention, et voudrait qu’on l’aide un peu… Non pas à conquérir des marchés étrangers, mais pour qu’elle soit invitée plus souvent à la table des Québécois.
Actrices importantes de l’économie canadienne, les banques voudraient qu’on leur lâche un peu la bride réglementaire pour les aider à être plus fortes et à jouer un rôle plus actif sur la scène internationale. Mal aimées du grand public qui leur reproche notamment leurs profits démesurés, elles ont toutefois peu de chances de voir se réaliser leurs rêves de fusions et d’expansion dans le marché de l’assurance, du moins tant et aussi longtemps qu’un gouvernement ne se sentira pas solidement en selle à Ottawa.
Le ciel s'éclaircit pour l'industrie aéronautique montréalaise. Avec Seattle et Toulouse, Montréal se classe parmi les trois plus grands pôles mondiaux dans ce secteur d'activité et entend bien profiter du retour de la rentabilité chez les transporteurs aériens, ainsi que de la croissance fulgurante des nouveaux marchés. Mais pour ce faire, ses entreprises, qui représentent 60 % de l'industrie aéronautique canadienne, devront s'adapter à l'arrivée de nouveaux concurrents, au changement des modes de production, ainsi qu'à la difficulté de trouver la main-d'œuvre nécessaire.

Pages