Hiver 2014-2015 - No. 180

Articles de ce numéro

Depuis 26 ans, Ghislain Anctil est le cordonnier qui officie à la Place-Ville-Marie. Après autant d’années à chou-chouter les chaussures de ses clients, il n’est pas surprenant que le propriétaire du petit atelier Moneysworth & Best ait autant d’histoires à raconter...
Après avoir laissé sa marque au Texas, en Virginie, à Toronto et à Guelph, Alan She-pard veut faire de même à Montréal. Le recteur et vice-chancelier de l’Université Concordia doit aujourd’hui encaisser une nouvelle vague de compressions budgé-taires, ce qui ne l’empêche pas de rêver à l’université de demain.
À première vue, ce n’est qu’un simple bouquin : une couverture cartonnée, un peu fade à mon goût, une reliure, un plat, un dos, une tranche de tête, une tranche de queue et une tranche de gouttière. Un éditeur, la prestigieuse mai-son française Plon.
Sur fond d’une guerre civile, de la menace de groupes islamistes et de la crise sanitaire Ebola, la Banque africaine de développement (BAD) a célébré son cinquantième anniversaire le 4 novembre dernier. Après de modestes débuts, suivis d’une situation financière précaire l’ayant menée à la quasi-faillite en 1995, la Banque est depuis devenue la plus grande institution finan-cière du continent africain. En entrevue exclusive avec Forces, le président de la BAD, Donald Kaberuka, explique comment la Banque a atteint une telle envergure.
Du jour au lendemain, la municipalité de Sorel-Tracy est devenue une plaque tour-nante du pétrole issu des sables bitumineux. Sans crier gare, fin septembre, un super-pétrolier, mastodonte d’acier de 250 mètres de long et 44 mètres de large, jette l’ancre dans un terminal maritime de la municipalité, sous le regard étonné des rive-rains du fleuve Saint-Laurent. Chargé de pétrole lourd, le navire met le cap vers une raffinerie italienne, laissant dans son sillage inquiétudes et levées de boucliers.
Michaëlle Jean, 57 ans, secrétaire générale de l’OIF Serge Riendeau, 59 ans, président d’Agropur Xavier Dolan, 25 ans, cinéaste Philippe Couillard, 56 ans, premier ministre du Québec Trois hommes et une femme aux parcours exceptionnels qui ont marqué la société québécoise au cours de la dernière année. Au sommet de leurs domaines respectifs, ces personnes ont toutefois des traits communs : du talent, c’est indéniable ; le charisme et la capacité à rassembler les gens autour de grands projets, cela va de soi ; du flair pour la réussite, une capacité à atteindre leurs objectifs malgré les embûches, absolument. Outre ces évidences, il importe de souligner la qualité principale que partagent nos trois personnalités de l’année 2014 : l’acharnement au travail. On peine à imaginer la quantité d’heures que chacun d’eux investit afin de mener son projet à terme. Serge Riendeau, 59 ans, président d’Agropur, a dirigé la coopérative géante vers la croissance, assurant ainsi sa pérennité. Xavier Dolan, 25 ans, s’est distingué sur le plan international avec son œuvre cinématographique. Philippe Couillard, 56 ans, est revenu dans l’arène politique, a gagné la chefferie du Parti libéral et mené ses troupes aux commandes d’un gouvernement majoritaire à l’Assemblée nationale. Michaëlle Jean, 57 ans, s’est hissée à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie afin de promouvoir le développement humain en général ; la place des femmes et des jeunes en particulier. Ces quatre Québécois distingués n’ont certaine-ment pas terminé leur œuvre. En cette saison de bilans annuels, le moment est propice à une ré-trospective de leurs réalisations, à la découverte de leur philosophie, et à un regard sur leurs pro-jets, qui auront des résonances dans notre collectivité.
À Baie-Saint-Paul, il était bien compris que s’il y avait un moment où il ne fallait pas mourir, c’était bien pendant le « joyeux temps des Fêtes ». Pourtant, c’est un 26 décembre, au matin, que monsieur Gagnon est décédé en coupant du petit bois d’allumage dans sa remise, au lendemain d’un beau Noël en famille.
À l’aube du 375e anniversaire de Montréal, les idées pour la métropole se multiplient à grande vitesse. Celles de Talia Dorsey, jusqu’ici loin des projecteurs, suscitent étonnement et intérêt.
À l’heure où le débat sur les mesures d’austérité fait rage au Québec, il importe de ne pas perdre de vue l’essentiel : avant de supprimer un service public, il faut réfléchir deux fois plutôt qu’une aux conséquences que cela peut entraîner.
Après moult discussions vigoureuses mais fructueuses, c’est ce que le libre-échange entre les nations a fini par incar-ner quand la libre circulation des biens, des services et des capitaux a conduit à la mise en place de ce phénomène incontournable et universel qu’est la mondialisation avec ses avantages incontestables – et ses
Le Québec et l’Ontario veulent renouer avec leur influence passée au sein d’un Canada aujourd’hui résolument tourné vers l’Ouest pétrolier. Les deux provinces les plus peuplées du « Canada central » ont perdu du poids depuis les belles années de solidarité face aux tentatives fédérales d’intrusion dans leurs champs de compétences. Mais devant le déficit fiscal avec Ottawa et le « mal hollandais », les deux provinces ont tout intérêt à restaurer leur front commun. D’autant plus qu’aujourd’hui, le Québec peut tendre la main à l’Ontario d’égal à égal.
Elle est grande, très grande même, filiforme comme une adolescente, avec des doigts de musicienne, mais elle ne joue ni piano ni violoncelle, dirigeant plutôt les destinées d’une des agences de publicité les plus connues du pays.