Dossier

L’année qui vient de prendre fin a été mouvementée sur plusieurs fronts. Dans la fureur de l’actualité, quatre Québécois se sont démarqués par leurs réalisations, atteignant à l’extraordinaire. Voici les personnalités de l’année 2016 du magazine Forces. par Paul Therrien
La robotique est de longue date une mine d’or pour Hollywood, qui a fait rêver des millions de spectateurs sur les technologies du futur. Petit à petit, la réalité rattrape la fiction, et le Québec compte de nombreux succès insoupçonnés. Gros plan sur la nanorobotique, les drones et la robotique collaborative, d’assistance ou de service, qui ont le potentiel de changer nos façons de vivre et de travailler. Par Karl Rettino-Parazelli
Dans les coulisses de vos émissions de télé et de radio préférées, il y a Caroline Tremblay et son entreprise de recrutement d’auditoire Public Cible. Sa mission : trouver des gens pour assister aux émissions, de plus en plus nombreuses, qui sont enregistrées devant public : rires, réactions, cris, applaudissements, ambiance. Bref, un public qui met en valeur l’animateur et ses invités.
Depuis plusieurs années, les passagers, voire les pilotes, l’ignoraient, mais sous leurs pieds, dans la soute à bagages, se trouvaient des dizaines de milliers de piles au lithium-ion. Décrié depuis longtemps comme créant un risque important de sécurité, leur transport sur les lignes commerciales est interdit depuis le 1er avril 2016 et ce, jusqu’en 2018, le temps de trouver une forme d’emballage permettant d’éliminer tout risque.
« Où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie », dit le dicton. Permettez-moi d’ajouter « où il y a de l’argent, il y a de l’argenterie. »
Deux sujets qui touchent à l’éternel débat entre intérêts et valeurs ont retenu l’attention récemment : l’abrogation de certaines dispositions de la loi sur la citoyenneté, et la vente des véhicules blindés légers à l’Arabie saoudite. Henry Kissinger, le soi-disant réaliste, récuse toute dichotomie en arguant que « la réalité, c’est qu’il faut établir un sens des justes proportions entre ces deux éléments essentiels de la politique étrangère ».1 Voyons dans les deux cas quelle est cette « juste proportion ».
À la mi-janvier, le chef de la direction de la plus importante banque russe, Sberbank, German Gref, s’est adressé aux participants du Forum économique Gaïdar. Et il n’y est pas allé par quatre chemins. « De la même façon que l’âge de pierre n’a pas pris fin faute de pierres, l’ère du pétrole est terminée », a lancé l’ancien ministre russe, appelé à commenter la dégringolade du prix du baril de pétrole. « Le futur arrive prématurément. Welcome to the future ! » a-t-il ajouté devant l’élite politique et financière russe.
La Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (CJ-PLQ) a jeté un pavé dans la mare en août dernier. Elle a candidement demandé au gouvernement québé-cois d’ouvrir toute grande la porte aux petits comme aux géants de l’« économie du partage », de Feastly à Uber.
Le moment est venu de célébrer les personnes d’exception qui inspirent, émeuvent, guérissent et guident. Encore une fois, des traits communs relient les quatre personnalités de l’année de Forces : leur capacité d’aller vers les plus grands défis, où qu’ils se trouvent, et de les relever avec brio. Ces quatre chefs de file dans leurs domaines respectifs — l’humanitaire, la culture, le sport et la politique — transcendent leur profession et servent d’exemple pour la plupart d’entre nous. La Dre Joanne Liu, présidente de Médecins sans frontières, a placé au centre des opérations de son organisation les victimes des pires zones de crises de la planète, tout en clamant haut et fort que même la guerre doit conserver des balises humanitaires ; Yannick Nézet-Séguin, chef d’orchestre prodigieux, voit son immense talent applaudi dans les plus hautes sphères de la musique classique ; Pernell Karl Subban, super vedette de hockey et défenseur des Canadiens de Montréal, a su toucher le cœur de millions de gens grâce à son incroyable générosité ; et Justin Trudeau, devenu récemment le 23e premier ministre du Canada, a insufflé une nouvelle culture à Ottawa, imposant un changement de cap à la politique nationale. À eux quatre, ils représentent ce qu’il y a de plus inspirant dans la nature humaine : le courage, la détermination, le sacrifice de soi pour une grande cause, la capacité à se donner corps et âme pour élever notre destinée collective vers plus de lumière. En cette ère où les enjeux se mondialisent chaque jour davantage, nous avons plus que jamais besoin d’individus remarquables comme eux.
Comme le monde des affaires et le Québec tout entier, les universités sont confrontées à une réalité de plus en plus complexe, changeante et mondialisée. S’il ne peut pas les aider en matière de financement pour le moment, le gouvernement devrait au moins ne pas freiner leurs efforts d’adaptation, dit le directeur de HEC Montréal, Michel Patry.
Le moment est venu pour le Canada de se prendre en main. Les baisses d’impôts et la dépréciation de sa devise ne suffiront pas à lui redonner la place qu’il a déjà eue dans l’économie mondiale, prévient Robert Hardt, président de Siemens Canada. Les gouvernements, les entreprises, les écoles et les centres de recherche devront, sans tarder, apprendre à collaborer étroitement.

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