Canada

Le dernier budget fédéral exprime bien la prudence qui s'impose face aux inquiétudes que nous pouvons éprouver à l'égard du ralentissement économique international. Depuis la crise financière de l'été dernier, il est difficile d'avoir une idée juste de ce qui se passe et de ce qui pourrait se produire.
2008 sera une année clé de la grande transition dans laquelle le monde s’est engagé.
Les gouvernements de tous les pays, ou presque, cherchent la formule magique, la recette, l’ordonnance qui dynamiserait leur économie. Ils rêvent tous d’un bataillon d’entreprises championnes battant pavillon national sur les marchés étrangers. Ils envient et cherchent à imiter les succès tantôt du Japon ou de l’Allemagne, tantôt de la Suède, de la Finlande ou du Danemark, et, sans se démentir, ceux des États-Unis, étalon d’or de la productivité et de la compétitivité…
En 1972, quinze ans après la mise en orbite d’une petite boule de 58 cm de diamètre, le 4 octobre 1957, les propos de Marshall McLuhan apparaissaient dénués de sens. Comme la plupart de ceux, d’ailleurs, du célèbre professeur de communications de l’Université de Toronto : un fantaisiste, un fumiste, disaient des intellectuels et de savants universitaires… 
Avons-nous toujours besoin du CRTC ? Ou bien faut-il se débarrasser de ce « dinosaure » (le mot est d’Alain Dubuc, il y a quelques années), comme le pensent de nombreux éditorialistes et autres tenants du marché sans contraintes, à commencer par le ministre fédéral de l’Industrie, Maxime Bernier, qui voudrait limiter les ardeurs du régulateur ?
Contrairement au caribou forestier du Sud du Québec, espèce menacée et protégée à juste titre, le caribou toundrique du Grand Nord abonde, puisqu’on en compte plus d’un million. Une expédition de chasse dans ces territoires méconnus est une expérience inoubliable. 

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