Canada

Les chiffres laissent rêveurs : 40 % de la production mondiale, 30 % des exportations mondiales, 25 % des importations mondiales ; le Partenariat transpacifique (PTP) est incontestablement l’initiative de libre-échange la plus importante de l’histoire.
Avec le projet de la ligne Northern Pass Transmission vers la Nouvelle-Angleterre, Hydro-Québec est sur le point de décrocher le plus gros contrat d’exportation d’électricité de son histoire.
« Dans 20 ans, j’aimerais que cette région devienne l’équivalent de celle du Niagara. » En 1996, Denis Paradis, propriétaire d’une ferme dans les Cantons-de-l’Est, entreprend avec quelques amis d’y planter des vignes pour tester la possibilité de produire du vin.
En ces temps troubles où toute autorité devient suspecte, réglons tout de suite une question : Robert Proulx, recteur de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), n’a ni cornes ni pieds fourchus.
Thierry Vandal arborait un large sourire quand nous l’avons rencontré au siège social d’Hydro-Québec, le vendredi 1er mai, dernier jour de sa présidence.
Ce qui a d’abord été perçu comme une révolution dans la manière de nourrir la race humaine est peut-être en train de nous affaiblir, bouchée après bouchée. Depuis les années 1960, les pesticides ont permis de multiplier par trois la productivité de l’agriculture autour du monde, mais les inquiétudes qu’ils soulèvent pour la santé ont augmenté d’autant. Sait-on vraiment ce qu’on mange ? Même des spécialistes en doutent.
L’aide internationale soulève beaucoup de questions. Où va l’argent ? Comment est-il dépensé ? Répond-il aux besoins réels des populations ? Au vu des milliards de dollars provenant de fonds publics injectés chaque année dans des projets de développement, petits et grands, il est normal et responsable de poser ces questions. Même si les réponses ne sont pas toujours celles qu’on aimerait recevoir. Nous avons rencontré trois importants acteurs québécois du domaine du développement qui portent un regard neuf sur l’aide internationale. L’un privilégie la recherche scientifique, les autres la diversification des sources de financement et le travail de terrain, proche des gens. Toujours en partenariat avec le secteur privé. Portrait d’une mini-révolution et de ses effets.
Vous me pardonnerez d’utiliser un vieux cliché pour vous présenter À qui profite le crime ? du réalisateur et journaliste Daniel Creusot. Mais rien ne qualifie mieux cet ouvrage singulier que « La réalité dépasse la fiction». Je pourrais aussi ajouter : « Cet essai se lit comme un roman ».
À peine viennent-elles de circonscrire les effets de la sévère crise financière de 2008 que les agences d’encadrement et de réglementation se préparent pour la prochaine. L’Autorité des marchés financiers (AMF), pionnière en la matière, et dont l’influence internationale est méconnue du grand public, exerce un leadership dans la mise en application du train de réformes internationales adoptées pour sécuriser le système financier. Dans une entrevue à la revue Forces, le président-directeur général de cette institution québécoise, Louis Morisset, estime que le moment est venu de passer de la réflexion à l’action, d’autant plus que les pratiques ayant précipité la crise réapparaissent.
Après avoir traversé une des pires crises de son histoire, l’industrie forestière canadienne se relève, lentement mais sûrement. Le contexte économique est favorable à l’exploitation et à la vente des produits du bois : la demande des marchés étrangers reprend de plus belle, la devise canadienne perd des plumes face au dollar américain, le baril de pétrole est bon marché. Durant la période sombre des dernières années, les sociétés forestières ont connu une cure d’amaigrissement forcée. Aujourd’hui plus productives que jamais, elles sont prêtes à affronter les défis de la prochaine décennie, et ce, dans de nouveaux marchés, armées d’une nouvelle gamme de produits.
Michaëlle Jean, 57 ans, secrétaire générale de l’OIF Serge Riendeau, 59 ans, président d’Agropur Xavier Dolan, 25 ans, cinéaste Philippe Couillard, 56 ans, premier ministre du Québec Trois hommes et une femme aux parcours exceptionnels qui ont marqué la société québécoise au cours de la dernière année. Au sommet de leurs domaines respectifs, ces personnes ont toutefois des traits communs : du talent, c’est indéniable ; le charisme et la capacité à rassembler les gens autour de grands projets, cela va de soi ; du flair pour la réussite, une capacité à atteindre leurs objectifs malgré les embûches, absolument. Outre ces évidences, il importe de souligner la qualité principale que partagent nos trois personnalités de l’année 2014 : l’acharnement au travail. On peine à imaginer la quantité d’heures que chacun d’eux investit afin de mener son projet à terme. Serge Riendeau, 59 ans, président d’Agropur, a dirigé la coopérative géante vers la croissance, assurant ainsi sa pérennité. Xavier Dolan, 25 ans, s’est distingué sur le plan international avec son œuvre cinématographique. Philippe Couillard, 56 ans, est revenu dans l’arène politique, a gagné la chefferie du Parti libéral et mené ses troupes aux commandes d’un gouvernement majoritaire à l’Assemblée nationale. Michaëlle Jean, 57 ans, s’est hissée à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie afin de promouvoir le développement humain en général ; la place des femmes et des jeunes en particulier. Ces quatre Québécois distingués n’ont certaine-ment pas terminé leur œuvre. En cette saison de bilans annuels, le moment est propice à une ré-trospective de leurs réalisations, à la découverte de leur philosophie, et à un regard sur leurs pro-jets, qui auront des résonances dans notre collectivité.
À l’aube du 375e anniversaire de Montréal, les idées pour la métropole se multiplient à grande vitesse. Celles de Talia Dorsey, jusqu’ici loin des projecteurs, suscitent étonnement et intérêt.

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