Chronique

Davos, 1er février 2010. Si un vent de panique soufflait sur Davos en 2009, la Réunion de 2010, après de multiples frissons, s’est conclue sur un soupir de soulagement. La crise financière s’estompait. La catastrophe avait été évitée. Tout allait rentrer dans l’ordre, du moins c’est ce que prétendaient et espéraient les forces du statu quo, stratégiquement représentées au forum. Toutefois, l’on ressentit tout au long de ce remarquable forum une tension insaisissable mais palpable, pas tout à fait une angoisse…
La crise actuelle résulte d’une gestion financière désastreuse, surtout américaine. Elle touche toute l’économie mondiale, et le système monétaire n’est pas épargné. Le roi dollar vacille. Le huard s’envole sans causes fondamentales, avec les dommages que l’on constate. L’euro se comporte en jeune premier. Quant à l’or, il renoue avec son éternel rôle de refuge en cas de tourmente. Comme un milliard d’êtres humains de plus ont maintenant  les moyens d’acheter des bijoux, le malheur ne plane pas au-dessus de Malartic !
Les États peuvent-ils vivre durablement avec d’énormes déficits budgétaires ? À cette question, le bon sens populaire répond non. Personne ne peut longtemps dépenser plus qu’il ne gagne.
La cupidité est une maladie insidieuse et contagieuse. Elle prend des proportions épidémiques de nos jours tandis que nous cherchons toujours en vain le vaccin, le remède pour nous protéger de ce mal. La cupidité se propage dans toute une société par l’envie de posséder les avantages de l’autre, par le sentiment d’être sous-payé pour la « valeur » de ses services, relativement parlant…
Gautier Dirckx, président et chef de la direction de BNP Paribas (Canada) En poste à Montréal depuis 15 mois, ce gestionnaire de 47 ans salue la performance des banques canadiennes, mais refuse de prendre ce ton béatement optimiste qu’affiche souvent le banquier traditionnel pour inspirer confiance…
À l’approche des Fêtes, FORCES a demandé au président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Gaétan Barrette, de nous faire un bilan annuel. Avec sa verve habituelle, il nous livre le fond de sa pensée sur l’euthanasie, la lutte contre le cancer, la grippe A-H1N1 et les patients qui fouillent le Web en quête de solutions à leurs ennuis de santé… 
En refusant de voter en faveur de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, le gouvernement canadien a surpris la communauté internationale. Traditionnellement considéré comme à l’avant-garde dans le domaine, le Canada a soudainement tourné le dos à un texte qu’il avait pourtant soutenu en 2006. Quelles sont les raisons d’un tel revirement ? Pourquoi Ottawa continue-t-il de nourrir des craintes face à une déclaration approuvée par la quasi-totalité des nations du globe ? Forces lève le voile sur la question.
À cause de ces « paradis » que l’on ne pourrait plus mal nommer, de nombreux gouvernements sont privés d’importantes ressources fiscales et freinés dans leur lutte contre la corruption, le trafic de drogue et le blanchiment d’argent.
Le marché est une invention remarquable, un peu comme l’énergie nucléaire. Bien encadré et bien réglementé, il est source d’efficience, de satisfaction des besoins et d’enrichissement de la société.
Il y a quelques années, la finance s’est installée à la barre de la vie économique. Aujourd’hui, elle se retrouve au banc des accusés du tribunal de l’opinion publique…
En ce crépuscule floridien de janvier 2009, nous avons soudain compris le véritable sens de cette crise financière...
En temps normal, beaucoup moins de gens qu’on le croit s’intéressent vraiment à l’économie. Et pour ceux dont c’est le cas, c’est généralement lié à leur métier : gens d’affaires, politiciens, économistes, journalistes spécialisés et syndicalistes. L’invention des REER a certes élargi le nombre des intéressés… que la présente crise multiplie de façon prodigieuse !

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