Chronique

Le protectionnisme, même s’il agonise de-puis longtemps, a la vie dure. Il survit encore malgré plus d’un demi-siècle de labeur de la part du GATT puis de l’OMC et malgré la signature d’un grand nombre d’accords de libre-échange, régionaux ou autres.
Une étude, publiée en mars 2011 par des chercheurs de l'Université de Sherbrooke et reprise dans l’actualité par l’économiste Pierre Fortin, qui affirmait que le programme des garderies subventionnées était fiscalement rentable pour le gouvernement du Québec, a été citée fréquemment au cours de la dernière année dans les médias et lors de conférences. François Leroux, professeur titulaire aux HEC, a examiné pour nous la méthodologie utilisée pour réaliser cette étude - un examen qui le porte un regard sceptique sur les résultats de cette étude.
En matière de catastrophes économiques, tout va très vite ces jours-ci. Ma dernière chronique portait sur la dette publique, ou plutôt, sur notre attitude à son endroit. Je m’étais inquiété à l’idée qu’au moment de sa parution, les arguments que j’y soutenais n’auraient déjà plus cours. Je viens tout juste de la relire et je me rends compte que, oui, les désastres arrivent rapidement. Mais ils vont tous dans le même sens, et alors, ils se conjuguent.
Dans un pays comme la France, où la fierté nationale est toujours – et c’est à l’honneur des Français – une valeur importante, et pas rien que pour le sport, perdre un de ses trois A ne peut être sans impact sur une échéance électorale rapprochée.
Des « États-Unis d’Europe », rien de moins. C’est ce que proposait Winston Churchill dans son fameux discours de Zurich, en 1946. Il en excluait évidemment la Grande-Bretagne, nation la plus nationaliste du monde, juste derrière la Chine.
Je tâcherai d’être le plus simple possible dans l’espoir que les grands pontes de l’économie et des marchés, égarés dans les méandres d’une campagne autodestructrice, parviendront à me comprendre.
Les idées qui mènent le monde l’ont souvent mené vers des avenues progressistes, mais aussi, parfois, vers l’anarchie plutôt que vers la liberté. C’est ce que la situation économique américaine illustre actuellement : une crise qui résulte en grande partie d’un cheminement idéologique complexe et tordu.
L’absence volontaire de logique dans la civilisation occidentale est vraiment fascinante. Nous nous félicitons de la liberté qu’offrent les téléphones intelligents, Twitter et Internet, sous leurs formes nouvelles et révolutionnaires avec l’utilisation qu’en font les jeunes de la place Tahrir, de Tunisie ou de Syrie.
Lorsque Dominique Strauss-Kahn a pris les rênes du Fonds monétaire international (FMI), l’institution plus que sexagénaire avait plus que jamais besoin de crédibilité. DSK lui en a donné. Ce qui s’est produit au Sofitel de New-York, nonobstant la présomption d’innocence, est déjà une catastrophe pour la présumée victime, le prévenu, leurs familles, le Parti Socialiste français, la France entière, et bien entendu, pour le FMI.
Imaginer l’autre. Dans l’ensemble, la philosophie pourrait se résumer à ces trois mots. La capacité d’aller au-delà de ce qui nous définit comme groupe pour atteindre les autres – connaître leurs besoins, leurs émotions, leurs forces, leurs démons – est ce qui constitue un ensemble d’individus en tant que civilisation. 
Cet indicateur économique, qui fait état de la production totale d’un espace économique, est porteur de beaucoup d’illusions de plus en plus connues et dénoncées. Certains pays fiers de leur PNB baisseraient la tête si ces données étaient raffinées, alors que d’autres pourraient la relever.
C’est le ministre brésilien des finances, Guido Montega, qui a le premier utilisé le mot « guerre » pour dénoncer les manipulations monétaires auxquelles se livrent certains pays. Ce qui pourrait remettre en cause le dollar américain comme monnaie de référence internationale.

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