Économie

Après le best-seller Too big to fail, qui racontait les dessous de la crise financière de 2008, il faut maintenant lire Too big to fall. Barry B. LePatner y décrit l’état de décrépitude avancé des infrastructures américaines, qui met en danger la vie des citoyens et qui s’explique par l’incurie des gouvernements. L’auteur écorche aussi au passage l’industrie de la construction, gangrenée par l’inefficacité, le népotisme et la corruption, en grande partie responsable des coûts exorbitants des infrastructures publiques. Et il propose des solutions.
Entrevue avec John F. Barrett, président du conseil et président-directeur général du Western & Southern Financial Group, établi à Cincinnati (Ohio). Entreprise Fortune 500 Western & Southern Financial Group (W&S) existe depuis 1888, d’où son nom inspiré des grands chemins de fer américains. Il offre tous les services financiers, de l’assurance-vie en pas­sant par la gestion de fortune et les fonds communs de placement, entre autres. Ce holding privé détient 14 entreprises, dont Western & Southern Life Insurance company, Colombus Life Insurance Company, Lafayette Life Insurance Company, National Integrity Life Insurance Company, Eagle Realty Group, Fort Washington Savings Company, Capital Analysts Incorporated, et IFS Financial Services. En 2009, W&S a enregistré un bénéfice net de 202 millions de dollars, comparativement à une perte de 29 millions de dollars en 2008. Au 30 septembre 2010, ses actifs propres ou sous gestion s’élevaient à 49 millions de dollars. Standard & Poor’s accorde à W&S une cote de AA+, et la classe 8e parmi les compagnies d’assurance à l’échelle mondiale. W&S fait partie des 500 entreprises citées au palmarès du magazine Fortune. Invité au Toronto Forum for Global Cities en novembre dernier pour donner son point de vue sur la sortie de la récession, John F. Barrett a soutenu que la croissance économique devait s’appuyer sur deux facteurs fondamentaux : la pérennité des entreprises et l’engagement dans la collectivité. Western & Southern, la société qu’il dirige, est un exemple de réussite même en période de crise.
Des entreprises d’envergure internationale se sont installées ces dernières années à Montréal, devenue une des capitales mondiales de l’industrie du jeu vidéo. Elles ont créé des milliers d’emplois, mais avec les contrecoups de la crise économique et l’arrivée des géantes THQ et Warner Bros, les entreprises québécoises craignent le pire. 
C’est le ministre brésilien des finances, Guido Montega, qui a le premier utilisé le mot « guerre » pour dénoncer les manipulations monétaires auxquelles se livrent certains pays. Ce qui pourrait remettre en cause le dollar américain comme monnaie de référence internationale.
Le Québec et la France sont en voie d’achever la mise en place d’un nouveau type de mécanisme de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles, qui fera date. Cette étape importante sera certainement suivie d’autres dans un monde où la chasse aux talents s’intensifie et où les barrières internationales tombent, y compris pour la main-d’œuvre.
J’ai lu avec beaucoup de plaisir et d’intérêt le livre qu’Olivier Ray et Jean-Michel Severino, qui vient de quitter la direction générale de l’Agence française de développement (AFD), ont récemment publié : Le Temps de l’Afrique. Leur thèse est simple : le XXIe siècle sera celui de l’Afrique. C’est une conviction que je partage depuis longtemps.
Martin Wolf, chroniqueur vedette du Financial Times, nous parle de cette crise qui a plongé les pays industrialisés dans une décennie anémique et qui, contrairement aux grands chocs économiques précédents, a au moins ceci de réconfortant qu’elle n’attise pas un esprit de conquête guerrière. Le rédacteur associé et commentateur économique en chef de l’influent quotidien britannique nous annonce que le grand bouleversement mondial en cours, encore au stade préliminaire, est appelé à redessiner la cartographie des pouvoirs. Comment l’Occident,  particulièrement affaibli, effectuera-t-il ce passage ? « Si l’on regarde simplement la manière dont l’enjeu des changements climatiques est abordé, il n’y a pas lieu d’être optimiste », déplore Martin Wolf.
Marc Laliberté laisse aux autres le rêve, maintes fois ressassé, de construire un TGV au Canada. Selon lui, les trains de passagers de la société d’État offriront bientôt une solution de remplacement concurrentielle à l’avion et, surtout, à l’automobile.
« Alice se trouve prise au piège d’un monde où la logique a été abandonnée au profit de la folie. »    — Lewis Carroll, Les aventures d’Alice au pays des merveilles Le 17 avril 2010, la Securities and Exchange Commission (SEC) ose porter des accusations de fraude contre Goldman Sachs pour une opération en tous points semblable à des centaines d’autres menées par les banques d’affaires et les fonds de spéculation au cours des années 2004-2007. « The worst day in my professional life ! », déclare le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein. Pire, le 27 avril, les dirigeants de l’institution, soumis à un interrogatoire en règle par les membres d’un sous-comité sénatorial, sont vertement semoncés pour leur « manque d’éthique » et pour le « caractère immoral » de leurs opérations. 
John Major aborde la récente campagne électorale. Il parle aussi de ces forces conservatrices toujours bien vivantes, de la crise financière, qu’il ne faudrait pas attribuer selon lui à une déréglementation débridée, et des turbulences prévisibles qui balaient actuellement l’eurozone.  
L’avenir s’annonce à ce point prometteur dans le domaine de la construction au Canada que rien ne pousse Jean M. Beck et son entreprise à aller chercher des occasions d’affaires ailleurs. Les besoins pressants en matière de renouvellement des infrastructures, l’inévitable virage vers une économie plus verte et la poursuite de la ruée vers l’or noir albertain offrent à cette petite entreprise familiale devenue géant de son secteur les atouts pour poursuivre sa croissance rapide.
Sur fond de crise de l’imprimé, certains éditeurs voient dans le iPad la technologie qui les fera renouer avec la rentabilité. Toutefois, rien n’est moins sûr.

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