Printemps 2016 - No. 185

Articles de ce numéro

Depuis plusieurs années, les passagers, voire les pilotes, l’ignoraient, mais sous leurs pieds, dans la soute à bagages, se trouvaient des dizaines de milliers de piles au lithium-ion. Décrié depuis longtemps comme créant un risque important de sécurité, leur transport sur les lignes commerciales est interdit depuis le 1er avril 2016 et ce, jusqu’en 2018, le temps de trouver une forme d’emballage permettant d’éliminer tout risque.
L’impression 3D gagne en popularité et repousse sans cesse les limites technologiques. Après le plastique, la fabrication de pièces en aluminium, une couche à la fois, pourrait être sur le point de révolutionner le secteur manufacturier québécois. À condition que les entreprises et les alumineries y trouvent leur compte.
Chaque semaine, dans notre école secondaire à Montréal, avec des camarades, nous nous rassemblions chez l’un d’entre nous pour jouer à Diplomacy, un jeu de plateau sur l’Europe de la pré-Première Guerre mondiale faisant appel à des talents de stratégie et de négociation, sans dés ni cartes. Il y a principalement deux dénouements possibles : soit les autres pays d’Europe sont unis contre l’Allemagne, et donc l’Allemagne perd, soit ils sont désunis, et l’Allemagne gagne. Dans le monde réel, ces deux dernières années, nous avons vu la nécessité d’une forte politique étrangère allemande ; le rôle de l’Allemagne reste crucial pour la résolution de nombreuses crises de politique étrangère.
« Où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie », dit le dicton. Permettez-moi d’ajouter « où il y a de l’argent, il y a de l’argenterie. »
À son arrivée à la direction générale, l’OSM était au bord du précipice. Ce n’est pas d’un coup de baguette magique que Madeleine Careau l’a placé en meilleure posture, mais à force de travail, de démarches et de sourires.
Issu d’une grande famille québécoise qui a fait son nom il y a plus d’un siècle dans le secteur traditionnel du bois et du papier, le président de CO2 Solutions, Evan Price, est aux avant-postes de la prochaine révolution industrielle, celle du développement durable. Et il aimerait bien qu’elle aille plus vite.
L’ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis, Raymond Chrétien, se réjouit du réchauffement de l’amitié entre les deux pays. Au cœur de la politique et de l’économie canadiennes, leurs relations devront, selon le diplomate, encore s’approfondir, notamment en matière d’environnement, de sécurité et de politique étrangère. Forces fait le point.
Quand on parle de « science économique », il est prudent de préciser que ce n’est pas une science exacte comme la chimie ou la physique. Les variables sont trop nombreuses et aléatoires.
Deux sujets qui touchent à l’éternel débat entre intérêts et valeurs ont retenu l’attention récemment : l’abrogation de certaines dispositions de la loi sur la citoyenneté, et la vente des véhicules blindés légers à l’Arabie saoudite. Henry Kissinger, le soi-disant réaliste, récuse toute dichotomie en arguant que « la réalité, c’est qu’il faut établir un sens des justes proportions entre ces deux éléments essentiels de la politique étrangère ».1 Voyons dans les deux cas quelle est cette « juste proportion ».
À la mi-janvier, le chef de la direction de la plus importante banque russe, Sberbank, German Gref, s’est adressé aux participants du Forum économique Gaïdar. Et il n’y est pas allé par quatre chemins. « De la même façon que l’âge de pierre n’a pas pris fin faute de pierres, l’ère du pétrole est terminée », a lancé l’ancien ministre russe, appelé à commenter la dégringolade du prix du baril de pétrole. « Le futur arrive prématurément. Welcome to the future ! » a-t-il ajouté devant l’élite politique et financière russe.
La Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (CJ-PLQ) a jeté un pavé dans la mare en août dernier. Elle a candidement demandé au gouvernement québé-cois d’ouvrir toute grande la porte aux petits comme aux géants de l’« économie du partage », de Feastly à Uber.
Pour les grands leaders mondiaux, la numérisation de l’économie n’en est qu’à ses balbutiements. La prochaine vague numérique aura un impact systémique sans précédent dans l’histoire de l’humanité, prévient-on. Le déploiement de la capacité 5G est à nos portes, appelant à la convergence des univers physique, biologique et virtuel sous le thème de l’intelligence artificielle, des ordinateurs quantiques et de l’« Internetisation » tous azimuts. Ce futur immédiat place l’Homme, ses infrastructures et ses objets dans un monde toujours plus interconnecté, élevant la protection des systèmes, des données et de la vie privée au rang des principales priorités mondiales. Petite réflexion sur les enjeux liés à la cybersécurité en dix questions posées à Thierry Dassault, directeur général délégué du Groupe Dassault et fondateur de TDH (Thierry Dassault Holding), structure d’investissement personnelle dans les technologies émergentes.

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