Hiver 2013-2014 - No. 176

Articles de ce numéro

Au cours de la dernière année, trois Québécois ont pu se distinguer par leurs grandes réalisations. Grâce à leur talent, leur vision et leur acharnement au travail, ils ont respectivement su conquérir des marchés étrangers, le cœur du public et Hollywood. Alain Bouchard, 64 ans, président-directeur général d’Alimentation Couche-Tard, est un nouveau milliardaire. Son entreprise est la seule de sa catégorie au Canada à connaître une expansion mondiale. Colette Roy-Laroche, 69 ans, la mairesse de Lac-Mégantic, a été un phare d’inspiration d’une droiture exemplaire lors de la pire des crises. La tragédie qui a frappé sa petite ville a révélé qu’il existe encore des élus admirables en cette ère de politiciens municipaux accusés de corruption. Denis Villeneuve, 47 ans, a attiré l’attention des plus grands producteurs aux États-Unis. Avec Prisoners, le cinéaste a montré qu’un gros budget n’interdit pas la réalisation d’une œuvre au ton personnel. Tous trois sont au sommet de leur forme, s’attaquant avec brio aux défis qu’ils affrontent. De véritables modèles à suivre pour les générations montantes en affaires, en politique et en cinéma. Pour toutes ces raisons, Forces leur décerne le titre de « personnalité de l’année ». Voici l’occasion d’en apprendre davantage sur leurs points de vue concernant la dernière année, ce qui les motive au moment présent et comment ils entrevoient l’avenir.
La péninsule de Llyn, dans le nord du pays de Galles, est une zone côtière magnifique où je me suis rendu l’été dernier. En plus de la mer et des moutons, on peut voir le long des routes des écriteaux en gallois, la langue d’usage à cet endroit.
Lorsque les athlètes canadiens entreront en action en février prochain aux Jeux olympiques de Sochi, ils mettront à profit le résultat de quatre années d’entraînement acharné. Loin des projecteurs, entraîneurs, préparateurs physiques et conseillers sportifs scruteront leurs protégés. Quatre d’entre eux ont accepté de livrer au magazine Forces leur vision de l’aventure olympique.
Un homme se présente à l’urgence. La quarantaine, un dossier attestant d’une bonne santé générale. Aucun antécédent médical à signaler. Mais depuis quelques jours, la persistance de certains symptômes, apparus brusquement, l’inquiète et perturbe son quotidien : maux de tête violents, confusion, perte de champ visuel.
D’habitude, quand je rencontre Roger Frappier, c’est qu’il vient de lancer un nouveau long métrage. Aujourd’hui, dans l’arrière-cuisine du Soupesoup, 649 rue Wellington, à Montréal, c’est le film de sa vie que Roger déroule devant moi entre sa soupe détox et mon velouté de topinambour.
L’Université McGill est beaucoup plus ancrée dans la vie montréalaise et dans l’ensemble de la société québécoise qu’on semble le croire. À preuve, le fait qu’elle a placé pour la première fois à sa tête une Québécoise francophone, nous dit sa nouvelle rectrice, Suzanne Fortier. Mais ce n’est pas tout...
L'Organisation mondiale du commerce vient de sanctionner le maintien des interdictions concernant les produits dérivés de la chasse au phoque : le gouvernement Harper entend contester cette décision.
Le Québec est encore, pour le moment, l’un des premiers producteurs d’aluminium du monde. Cet « or gris » vient s’ajouter à nos autres « ors » – c’est d’ailleurs à « l’or bleu » que nous devons l’immense richesse qu’il nous a permis de créer.
La zone euro n’est pas encore sortie de l’ornière. Toutefois, le plus dur est passé et, avec ces premiers pays sous perfusion amorçant leur sortie du plan d’aide, l’on peut entrevoir une embellie. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, revient sur ce parcours audacieux entrepris par ces pays partageant une monnaie commune sans autre intégration politique. Dans une entrevue à Forces, il évoque une avancée profonde vers une union fédérale.
Le Port de Montréal se porte bien, en dépit de nombreux défis et du peu d’intérêt qu’on lui porte généralement au Québec, estiment les experts. Aux portes de l’Amérique du Nord et en plein cours du Saint-Laurent, il est bien positionné pour tirer profit de ce nouvel accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne.
Au cœur de l’histoire et de l’économie québécoises, le Port de Montréal poursuit ses efforts de développement de ses propres services comme de toute la chaîne logistique de transport dont il est le pivot, dit sa PDG, Sylvie Vachon. Il voudrait aussi mieux se faire connaître et apprécier des nouvelles puissances économiques montantes, mais aussi des Québécois et de leurs pouvoirs publics.
Rares sont les économies qui disposent d’un levier actif tant dans le financement que dans le démarchage d’entreprises. Rares, aussi, sont les économies situées au confluent des deux plus importantes zones commerciales occidentales avec, pour toile de fond, ces accords de libre-échange unissant le Canada aux États-Unis et au Mexique, et bientôt le Canada à l’Union européenne. Le Québec et son bras financier, Investissement Québec, se démarquent à l’international, là où la concurrence pour attirer l’investissement porteur ou structurant est plutôt féroce.

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