Le point de vue de Dorian Prince L’Union européenne se dit très favorable à une plus grande intégration économique avec le Canada. Si le processus enclenché à Berlin l’an dernier illustre le sérieux de l’engagement outre-Atlantique, nous sommes cependant encore loin du chantier qui mènerait à la signature d’un accord de libre-échange entre ces deux grands partenaires. L’ambassadeur de l’Union européenne, Dorian Prince, parle d’étapes à franchir et d’enjeux qui ne pourront être contournés. « Le cas échéant, tout devra être mis sur la table », ajoute-t-il, rappelant que certaines questions très importantes pour l’Europe sont de compétence provinciale.
Été 2008 - No. 154

Articles de ce numéro
Le commerce Canada-Europe Le point de vue de Perrin Beatty Le moment est venu pour le Canada de diversifier ses marchés à l’exportation. Car le ralentissement économique américain et les élans protectionnistes, et surtout la remise en question de l’ALENA au sud de la frontière, braquent les projecteurs ailleurs. Sur l’Asie, certes, mais surtout sur l’Europe, où beaucoup reste à faire. La voie européenne est d’autant plus attirante que Bruxelles fait désormais preuve d’ouverture, ce qui n’était pas le cas il y a trois ou quatre ans.
Le point de vue d’Isabelle Hudon
Eidos Montréal L'industrie du jeu, soutenue par les pays asiatiques, l'Europe et les États-Unis, verra ses revenus progresser de 9 % à l’échelle mondiale : en effet, ceux-ci devraient passer de 31,6 milliards de dollars en 2006 à 48,9 milliards en 2011*. Au Québec, le secteur du jeu vidéo emploie actuellement plus de 5 000 personnes, et représentait un chiffre d'affaires de 550 millions de dollars en novembre 2007.
Établie à Montréal en 1998, SAP Labs Canada appartient au réseau mondial de recherche et de développement de la société allemande SAP AG, chef de file mondial dans le domaine des logiciels de gestion.
Situé au cœur du parc national du Mont-Orford, au pied de la montagne, le Centre d’arts a été fondé en 1951 par Gilles Lefebvre et le mouvement des Jeunesses musicales du Canada. Conçu comme un lieu de perfectionnement artistique dans un cadre bucolique, il a toujours tenu le rôle d’académie pour jeunes musiciens et accueilli des concerts ; le violoniste Arthur Leblanc a même clos les festivités de la première année.
Le printemps qui s’achève nous a rappelé à quel point les victoires du Canadien de Montréal peuvent faire vibrer les cordes sensibles des Québécois de toutes les régions. Si le Bleu Blanc Rouge est une figure emblématique de l’identité québécoise, on peut en dire autant d’Hydro-Québec, qui accueille chaque année dans ses installations quelque 150 000 visiteurs.
Dans les années 1990, Jordy chantait déjà « Dur, dur, d'être un bébé ». Avec le recul, le petit chanteur avait raison : dans le monde adulte, tout va vite, et les enfants ne sont pas épargnés. Les parents sont prêts à tout pour préparer leur progéniture à un avenir meilleur. « Tu seras médecin, mon fils, tu seras avocate, ma fille.» Mais à quel prix ?
Des scénarios catastrophe fusent de toutes parts, notamment en Europe et en Afrique, autour d’une probable pénurie mondiale de céréales. Ces prédictions alarmistes doivent toutefois être ramenées à une perspective plus réaliste. Pour le moment, le terme « pénurie » ne s’applique pas, puisque l’offre totale de céréales excède la demande.
2008 est une année charnière pour l’économie du Québec et pour les relations Canada-Europe. Octobre en sera un temps fort, avec comme point culminant le Sommet Canada-Europe qui devrait, espère-t-on, coïncider avec le lancement des négociations visant un accord commercial transatlantique élargi. Un vaste chantier s’il en est, où « tout devra être mis sur la table », prévient l’ambassadeur de l’Union européenne, Dorian Prince. Un chantier qui fait appel à l’adhésion de l’ensemble des provinces et qui constitue, pour le Québec, le cœur du défi pour l’emploi lancé par Jean Charest. Pour relever ce pari, le premier ministre du Québec souhaite que la province se dote d’un nouvel espace économique élargi, aux multiples horizons. La conclusion d’un accord de libre-échange moderne avec l’Europe devient, ici, l’une des cinq voies qu’entend emprunter Jean Charest. Les grands axes prioritaires comprennent aussi bien la négociation d’un nouvel accord sur le commerce avec l’Ontario que la conclusion d’une entente France-Québec sur la reconnaissance des compétences et des acquis, qui devrait tenir lieu de modèle. S’ajoutent au calendrier la négociation d’une entente pancanadienne sur la mobilité de la main-d’œuvre et un pacte pour l’emploi regroupant gouvernement, entreprises et syndicats autour d’enjeux qui touchent les assistés sociaux, les immigrants et la formation. Sans oublier, enfin, la mise en valeur du potentiel économique du Grand Nord québécois.
Réveil d’un vieux démon que certains économistes croyaient à jamais disparu À quoi peut bien servir un gouverneur de la Banque de France ? La question se pose, évidemment, depuis la disparition du franc et la création de l’euro, en 1999. Pourtant, cette vénérable institution, créée en 1800 par Napoléon, est bien vivante, et son gouverneur, Christian Noyer, occupe toujours l’ancien hôtel particulier du comte de Toulouse, Louis Alexandre de Bourbon, attribué à l’institution par l’empereur en plein cœur de Paris.
Monique Leroux prend les commandes de Desjardins. Pourra-t-elle les garder jusqu’en 2016 ? Entrevue avec Monique Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins En ce lundi matin du 17 mars 2008, l’ambiance n’est pas vraiment à la fête au quartier général montréalais du Mouvement Desjardins, situés au 40 e étage de la Tour Sud du Complexe Desjardins. Le collège électoral des 256 délégués vient de décider de ne pas confier les rênes du Mouvement aux grandes pointures de l’interne que sont Bertrand Laferrière, président et chef de l’exploitation de la Fédération, et Jean-Guy Langelier, président et chef de l’exploitation de la Caisse centrale Desjardins.

