Québec

La ville de Montréal a repris du poil de la bête. Elle a déjà démontré sa force de caractère. Pour preuve, elle a été admise il y a près d’un an dans le groupe « 100 villes résilientes » (100 VR) formé par la Fondation Rockefeller. Elle y figure aux côtés de Sydney, Londres, Paris, Singapour et Barcelone.
L’homme pourrait passer inaperçu tant il est discret et réservé – timide, même –, mais il se démarque par son sourire chaleureux, son allure empathique et sa franche poignée de main qui donnent envie de l’aborder.
Henry Mintzberg enseigne la gestion à l’Université McGill depuis 45 ans. La renommée de ce Montréalais d’origine dépasse les frontières du Québec et du Canada. Iconoclaste avéré, le pro-fesseur Mintzberg aime quitter les sentiers universitaires battus pour emprunter des chemins moins fréquentés, des chemins parfois même marqués « à gauche ».
Les cartons de Convectair sont remplis de projets. L’entreprise est en train de terminer la construction d’un centre de recherche appliquée, dans les locaux de l’entreprise, avec une chambre climatique qui permettra, notamment, d’observer la mécanique des fluides à l’œuvre dans les produits Convectair. Le centre, qui nécessitera l’embauche de chercheurs et d’ingénieurs spécialisés, sera inauguré l’hiver prochain. Innovation, recherche, service à la clientèle sont la clé du succès de l’entreprise franco-québécoise.
Après avoir traversé la crise avec une relative efficacité, l’économie du Québec ne parvient tou-jours pas à retrouver son rythme. La situation n’est certes pas isolée, cette stagnation étant géné-ralisée à l’échelle planétaire. Sept ans après la crise de 2008 et la grande récession qui s’en est sui-vie, l’économie mondiale cherche toujours ses appuis pour relancer sa croissance. À cette problé-matique conjoncturelle s’ajoutent des défis plus structurels. Le vieillissement de sa population et une productivité déficiente placent le Québec devant l’heure des choix.
« Dans 20 ans, j’aimerais que cette région devienne l’équivalent de celle du Niagara. » En 1996, Denis Paradis, propriétaire d’une ferme dans les Cantons-de-l’Est, entreprend avec quelques amis d’y planter des vignes pour tester la possibilité de produire du vin.
Pour emprunter une image à un secteur fondamental de notre économie, la forêt, l’austérité équivaut à une coupe à blanc, et la rigueur à l’exploitation rationnelle et à la reforestation.
Thierry Vandal arborait un large sourire quand nous l’avons rencontré au siège social d’Hydro-Québec, le vendredi 1er mai, dernier jour de sa présidence.
Les terres rares, essentielles aux hautes technologies des télécommunications, de l’énergie et des transports, font l’objet d’une chasse planétaire aux nouvelles mines pour contrer la mainmise de la Chine sur cette ressource géostratégique. Au Québec – qui, comme le reste du Canada, regorge de ces minéraux –, de nombreux projets d’exploration sont en cours. Le Québec est-il en mesure de s’imposer parmi les grands producteurs ? Les défis à surmonter sont de taille : une expertise à développer, une réglementation à adapter et des capitaux à aller chercher…
L’aide internationale soulève beaucoup de questions. Où va l’argent ? Comment est-il dépensé ? Répond-il aux besoins réels des populations ? Au vu des milliards de dollars provenant de fonds publics injectés chaque année dans des projets de développement, petits et grands, il est normal et responsable de poser ces questions. Même si les réponses ne sont pas toujours celles qu’on aimerait recevoir. Nous avons rencontré trois importants acteurs québécois du domaine du développement qui portent un regard neuf sur l’aide internationale. L’un privilégie la recherche scientifique, les autres la diversification des sources de financement et le travail de terrain, proche des gens. Toujours en partenariat avec le secteur privé. Portrait d’une mini-révolution et de ses effets.
Alors que Montréal tente de se positionner parmi les métropoles des Amériques, un joyau de son patrimoine est laissé à l’abandon. Or, la Bibliothèque Saint-Sulpice serait le lieu tout désigné pour accueillir une « Maison des Amériques » qui réunirait des organismes qui ont des activités en relation avec les Amériques.
Nous nous étions donné rendez-vous dans un restaurant de Brossard, au cœur du comté qu’elle a représenté à l’Assemblée nationale pendant 20 ans. Ici, tout le monde connaît Fatima Houda-Pepin. Elle inspire le respect. J’avais l’impression que les clients du Breakfast Club allaient se mettre au garde-à-vous !

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