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Petite, j’aimais bien jouer au pape. C’était la grande époque de Jean XXIII, le premier pape libéral de l’Histoire, père du concile Vatican II, la révolution tranquille de l’Église catholique, dont on parlait tous les jours au pensionnat. Par Lise Ravary
Entrevue exclusive avec Enrico Letta, ancien premier ministre d’Italie
Le choix est fait : nous avons un nouveau secrétaire général des Nations unies, après les dix ans d’un mandat terne et peu inspiré de Ban Ki-moon, dont le récent éclat sur l’horreur du conflit syrien aura fait rêver de ce qui eût pu être…
Le thème de la mondialisation des échanges n’a jamais été autant ostracisé. En Europe, le Brexit a confirmé le désaveu de la population ; aux États-Unis, en pleine campagne présidentielle, l’opposition au libre-échange galvanise tant les démocrates que les républicains. Le Canada doit-il craindre pour la pérennité des accords commerciaux auxquels il est signataire ? Oui, disent les spécialistes.
La France traverse actuellement des temps incertains, notamment sur le plan politique, à la suite des récentes atrocités terroristes sur fond de cotes de satisfaction à un faible 16 % pour l’actuel président, François Hollande.
De la signature du traité de Rome en 1957, qui fit naître une CEE de six membres, à la vaste union que l’on connaît aujourd’hui, une puissante vague de libéralisation des marchés a dominé le monde. De nombreux traités de libre-échange bilatéraux et multilatéraux ont été signés ; d’autres, très importants, sont en voie de l’être.
Le 23 juin 2016, les Britanniques, les Irlandais et les citoyens du Commonwealth de plus de 18 ans qui résident au Royaume-Uni voteront sur la question suivante : Le Royaume-Uni doit-il rester membre de l’Union européenne, ou en sortir ?
L’indépendance des nations capables d’assumer cette responsabilité est devenue avec les années une règle universelle et pratiquement incontournable. À leur fondation, après la Deuxième Guerre mondiale, les Nations unies regroupaient environ 50 membres.
Les déchirements politiques sur le thème du libre-échange dominent l’actualité économique. Pas une semaine sans relents cycliques du protectionnisme et du repli sur soi associés au retour des nationalismes. Sur fond d’invitation référendaire sur un éventuel Brexit qui divise les Britanniques et de rendez-vous électoraux imminents pour plusieurs pays concernés, la ratification de ces grands traités est donc loin d’être acquise. L’hésitation rappelle la nécessité d’une réflexion sur les nombreux obstacles à contourner pour que cette nouvelle génération de grands accords multilatéraux puisse convaincre de leur légitimité démocratique et économique.
Depuis plusieurs années, les passagers, voire les pilotes, l’ignoraient, mais sous leurs pieds, dans la soute à bagages, se trouvaient des dizaines de milliers de piles au lithium-ion. Décrié depuis longtemps comme créant un risque important de sécurité, leur transport sur les lignes commerciales est interdit depuis le 1er avril 2016 et ce, jusqu’en 2018, le temps de trouver une forme d’emballage permettant d’éliminer tout risque.
Chaque semaine, dans notre école secondaire à Montréal, avec des camarades, nous nous rassemblions chez l’un d’entre nous pour jouer à Diplomacy, un jeu de plateau sur l’Europe de la pré-Première Guerre mondiale faisant appel à des talents de stratégie et de négociation, sans dés ni cartes. Il y a principalement deux dénouements possibles : soit les autres pays d’Europe sont unis contre l’Allemagne, et donc l’Allemagne perd, soit ils sont désunis, et l’Allemagne gagne. Dans le monde réel, ces deux dernières années, nous avons vu la nécessité d’une forte politique étrangère allemande ; le rôle de l’Allemagne reste crucial pour la résolution de nombreuses crises de politique étrangère.
« Où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie », dit le dicton. Permettez-moi d’ajouter « où il y a de l’argent, il y a de l’argenterie. »

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