Printemps 2007 - No. 149

Articles de ce numéro

Le modèle québécois se caractérise par un délicat équilibre entre les secteurs public, privé, coopératif, associatif et communautaire. Ses adversaires le présentent ironiquement comme « sacro-saint », et ses défenseurs inconditionnels le considèrent sérieusement comme tel. Ces deux approches sont évidemment fausses : ce modèle n’est pas parfait ; il s’est constamment adapté et doit continuer à le faire.
  Au début de février 2007, la conférence Citoyens de la Terre a réuni à Paris près de deux cents personnalités internationales engagées dans la défense de notre environnement. Au terme de deux journées de travaux, Jacques Chirac a lancé un appel solennel à la création d’une « Organisation des Nations Unies pour l’Environnement ». Pourquoi cet « appel de Paris » ?
Si les prévisions se confirment et que Gordon Brown succède prochainement à Tony Blair en tant que premier ministre du Royaume-Uni, en quoi la politique face à l’Union européenne (UE) va-t-elle changer ?
  La période des assemblées générales annuelles bat son plein. Au cœur des discussions, les salaires des dirigeants d’entreprise, qui suscitent une vive controverse. Des sondages montrent que 80 % des Américains et 90 % des fonds institutionnels estiment que les hauts dirigeants sont trop bien payés. Un sondage canadien mènerait vraisemblablement au même constat…
André Chagnon, qui fut 37 ans à la tête de l’important câblo-distributeur québécois Vidéotron, est le fondateur de la plus importante fondation privée du Canada. Celle-ci dispose de fonds de dotation de 1,4 milliard de dollars  qui proviennent de 76 % des revenus de la vente de Vidéotron, réalisée en octobre 2000.
Actrices importantes de l’économie canadienne, les banques voudraient qu’on leur lâche un peu la bride réglementaire pour les aider à être plus fortes et à jouer un rôle plus actif sur la scène internationale. Mal aimées du grand public qui leur reproche notamment leurs profits démesurés, elles ont toutefois peu de chances de voir se réaliser leurs rêves de fusions et d’expansion dans le marché de l’assurance, du moins tant et aussi longtemps qu’un gouvernement ne se sentira pas solidement en selle à Ottawa.
Le nom de Jacques Delors est pour toujours associé à l’Union européenne. Cet ancien ministre de l’Économie de François Mitterrand, issu d’une gauche catholique, présida la Commission européenne de 1985 à 1994. C’était une époque où l’Union symbolisait le dynamisme économique et politique. L’Acte unique, signé en 1986, ainsi que plusieurs grandes réformes menèrent alors progressivement à l’adoption du traité de Maastricht, en 1992, qui présageait déjà de la création de la monnaie commune quelques années plus tard.
  Internet a développé une culture de la publication personnelle et coopérative. Du blogue à la l’encyclopédie libre, la Toile transporte courrier, appels téléphoniques, journaux, radio, télévision et cinéma. Elle transforme l’économie mondiale. Mais qui s’y soucie encore d’éthique ? Et comment éviter que tout cela ne dérape ? 
Lorsque Revenu Canada ne peut recevoir les déclarations d’impôts des citoyens par Internet, nous nous rendons compte à quel point l’ordinateur est omniprésent, à la maison, au travail, à l’école, dans les commerces ainsi qu’au gouvernement, et qu’à force de compter sur lui, beaucoup sont totalement désemparés lorsque survient une attaque et que la bête ronronnante et rassurante affiche soudainement un écran noir. La sécurité ? Nous sommes tous pour, comme nous sommes en faveur de la tarte aux pommes. Mais qui s’en préoccupe vraiment ?
À cause de la domination de l’électricité et du gaz dans le domaine du chauffage des locaux et grâce à un parc automobile relativement moins énergivore, les Québécois consomment moins de produits énergétiques pétroliers que les autres Canadiens. Nous oublions même parfois la place qu’occupent les produits pétroliers dans notre consommation globale d’énergie. Mais, au fond, quelle est-elle ? 
En 1939, dans la Nouvelle Revue Française, le jeune André Malraux terminait sa brillante « Esquisse d’une psychologie du cinéma » par cette phrase laconique, un peu fataliste : « Par ailleurs, le cinéma est une industrie. » Comme s’il s’agissait d’un mal nécessaire. Par ailleurs, donc, les arts visuels sont aussi un marché. 

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