Printemps 2015 - No. 181

Articles de ce numéro

Nous nous étions donné rendez-vous dans un restaurant de Brossard, au cœur du comté qu’elle a représenté à l’Assemblée nationale pendant 20 ans. Ici, tout le monde connaît Fatima Houda-Pepin. Elle inspire le respect. J’avais l’impression que les clients du Breakfast Club allaient se mettre au garde-à-vous !
Causer avec cette femme qui a représenté les électeurs de Maisonneuve et de Hochelaga-Maisonneuve durant 27 ans à l’Assemblée nationale, c’est d’abord accepter de ne pas voir le temps passer. C’est aussi prendre conscience que, pour certains, la politique est affaire de vocation.
Arrivé en poste dans les remous de la commission Charbonneau et en pleine remise en cause de son organisation par le gouvernement fédéral, Gaétan Morin croit plus que jamais au rôle essentiel du Fonds de solidarité FTQ pour le développement économique du Québec.
Malgré la neige qui persiste, mars, avec sa semaine de relâche et ses premiers redoux, laisse enfin anticiper la belle saison. Alors que les plus jeunes profitent du temps chaud pour faire l’école buissonnière, très peu de parents ont la chance d’être en congé tout l’été. Heureusement, de nombreux camps de vacances proposent différents types de séjours qui accommodent toutes les situations. Généralistes ou à vocation particulière, privés ou publics, plus ou moins onéreux, assortis de programmes d’aide financière ou non... On en compte des centaines aux quatre coins du Québec et de l’Ontario. Seulement du côté de l’Association des camps du Québec (ACQ), qui délivre une certification qualitative à ses membres, ils sont un peu plus de 120. Forces vous propose ses suggestions de camps, tous affiliés à l’ACQ, en espérant vous aider à répondre à vos besoins tout en faisant le bonheur de vos enfants.
Si j’étais libraire, je n’apposerais pas d’auto-collant « Coup de cœur » ou « Choix du libraire » sur ce recueil d’entretiens avec Louis Bernard, sans contredit le plus influent serviteur de l’État québécois moderne, réalisés par l’historien et politologue Michel Sarra-Bournet. J’inscrirais plutôt « 100 % apaisant ».
Après avoir traversé une des pires crises de son histoire, l’industrie forestière canadienne se relève, lentement mais sûrement. Le contexte économique est favorable à l’exploitation et à la vente des produits du bois : la demande des marchés étrangers reprend de plus belle, la devise canadienne perd des plumes face au dollar américain, le baril de pétrole est bon marché. Durant la période sombre des dernières années, les sociétés forestières ont connu une cure d’amaigrissement forcée. Aujourd’hui plus productives que jamais, elles sont prêtes à affronter les défis de la prochaine décennie, et ce, dans de nouveaux marchés, armées d’une nouvelle gamme de produits.
Il y a quelques années à peine, on aurait cru à de la science-fiction. Mais plus maintenant. Le secteur du textile « intelligent » se développe à une vitesse fulgurante à travers le monde, au plus grand bonheur des sportifs, des entraîneurs et, bientôt, des personnes âgées. Incursion entre les mailles de cette technologie prometteuse qui met en vedette plusieurs entreprises montréalaises.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) cherche à freiner la conquête de parts de marché des nouveaux producteurs, notamment ceux de pétrole issu du schiste (États-Unis) et des sables bitumineux (Canada). Malgré une « surabondance apparente » de l’offre et une croissance économique mondiale revue à la baisse, l’OPEP, à l’automne 2014, refuse d’abaisser le plafond collectif de production de 30 millions de barils par jour, et l’Arabie saoudite, son ténor, refuse d’assumer son rôle de producteur d’appoint. Le prix du baril de pétrole pique du nez. Quelles sont les retombées sur l’économie canadienne ?
Le Québec est riche de ses potentialités, mais pauvre de ses résultats économiques. Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a pris l’initiative d’une vaste réflexion qu’il souhaite inclusive, étalée sur trois ans, visant à libérer ce potentiel. Dans l’exercice, il n’est pas exclu que la politique d’« austérité » budgétaire appliquée par le gouvernement devienne ce catalyseur redonnant aux Québécois le goût de prospérer.
Le Musée des Ondes Emile Berliner: Franchir le Mur du Son
Lors de ma récente visite au Québec, on m’a demandé à plusieurs reprises pourquoi, ces derniers temps, les Britanniques sont aussi silencieux lorsqu’il s’agit de politique étrangère. La même question se pose souvent ailleurs, et même à Londres.
La plupart des États du monde sont endettés au-delà des normes acceptables. Ce phénomène tourne parfois à la tragédie, comme c’est le cas en Grèce. Même chez certains pays « respectables », comme la France et l’Italie, l’équilibre des finances publiques est fragile.