Automne 2007 - No. 151

Articles de ce numéro

 Les images que les médias du monde entier ont diffusées en septembre dernier de ces épargnants anglais paniqués faisant la queue pour retirer leur argent à la banque Northern Rock avaient quelque chose de surréaliste.
    La bonne administration des villes du monde est l’un des grands défis auxquels nous allons être confrontés dans les prochaines décennies. En un siècle, le poids des citadins dans la population mondiale est passé de 15 à 50 %, et le mouvement se poursuit !
Faute de politiques sociales adéquates, il sera de plus en plus difficile de convaincre les peuples des bienfaits de la mondialisation, estime le secrétaire général de l’OCDE. Surtout si la récession devait montrer le bout de son nez…
D’après Francis Fukuyama, dans son célèbre ouvrage La fin de l’histoire, la grande aventure humaine serait une longue marche vers la liberté qui aurait presque atteint ses objectifs. Plusieurs faits lui donnent raison, mais, comme dirait Gambetta, « les temps héroïques sont terminés, l’ère des difficultés commence ». En effet, il semble que nous y soyons.
Que révèlent les turbulences récentes qui ont suivi l’effondrement des hypothèques à haut risque aux États-Unis ? Avant de céder à la panique, voyons un peu les faits.
Les gouvernements de tous les pays, ou presque, cherchent la formule magique, la recette, l’ordonnance qui dynamiserait leur économie. Ils rêvent tous d’un bataillon d’entreprises championnes battant pavillon national sur les marchés étrangers. Ils envient et cherchent à imiter les succès tantôt du Japon ou de l’Allemagne, tantôt de la Suède, de la Finlande ou du Danemark, et, sans se démentir, ceux des États-Unis, étalon d’or de la productivité et de la compétitivité…
Partie de presque rien il y a vingt-cinq ans, l’industrie vinicole québécoise arrive aujourd’hui à une nouvelle étape de son développement. Longtemps traitée comme une curiosité, voire un rêve un peu fou, elle aspire maintenant à davantage d’attention, et voudrait qu’on l’aide un peu… Non pas à conquérir des marchés étrangers, mais pour qu’elle soit invitée plus souvent à la table des Québécois.
« Notre objectif est de faire de D-Box un standard international comme Dolby, qui fournit le son ambiant à tous les films. » Tel est le défi redoutable que s’est fixé Claude McMaster, président et chef de la direction d’une entreprise de Longueuil qui s’est donné pour mission de faire bouger le monde du cinéma. 
En 1998, après un exil forcé de quelques années, Steve Jobs reprenait en main la direction de la société qu’il avait fondée et, dans un geste audacieux, réussissait l’exploit de simultanément ressusciter la flamme et créer la machine qui allait relancer Apple. Après l’iMac, il rééditait le même coup en octobre 2001 avec son iPod. En 2007, Steve Jobs semble avoir réussi son défi en recréant le « buzz » et l’appareil qui vient avec : l’iPhone. Plus qu’un simple téléphone portable, l’iPhone porte en germe une révolution qui pourrait ébranler sérieusement les sociétés de télécommunications et favoriser l’émergence de nouveaux contenus mobiles.
Créé en 1993, Équiterre s’est donné pour mission de contribuer à bâtir un mouvement citoyen en prônant des choix individuels et collectifs à la fois écologiques et socialement équitables. L’organisme met actuellement en œuvre quatre programmes – agriculture écologique, commerce équitable, transport écologique et efficacité énergétique – au moyen desquels les citoyens et les consommateurs peuvent poser des gestes concrets ayant une incidence positive sur l’environnement et sur la société.
  Considéré comme turbulent à la garderie, Gabriel a six ans lorsque tombe le diagnostic de déficit d’attention avec hyperactivité. Pour lui comme pour bien d’autres avant lui, le passage au milieu scolaire aura marqué un point de rupture et le début de la médication. Environ 5 % des enfants québécois de six à 12 ans présentent le même problème. Certains s’en sortent mieux que d’autres. Portrait d’un phénomène encore méconnu.
  Difficile de ne pas s’interroger sur les médias, par les temps qui courent. Depuis quelques années, en fait. Si je me risquais à mettre une date sur ce que j’appelle la « dérive médiatique », j’en fixerais le début à l’arrivée de l’information continue à la télévision. 

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